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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 00:49

Le sonnet est un type de poème dont la forme est codifiée. Il appartient donc au genre littéraire de la poésie.

Il est composé de quatre paragraphes appelés des strophes. Les deux premières strophes contiennent quatre lignes, appelées des vers. Une strophe de quatre vers s'appelle un quatrain. Les deux strophes suivantes comportent trois vers chacune. Une strophe de trois vers s'appelle un tercet.

En poésie, il est important de faire attention aux rimes. La rime est réalisée par la répétition des mêmes sons en fin de vers différents. Plus il y a de sons identiques plus la rime est riche. Dans un quatrain, les vers doivent être couplés deux par deux avec des rimes. Pour les tercets, il doit y avoir deux vers qui riment à l'intérieur de chaque tercet, et une rime commune entre un vers de chaque tercet.

Un autre aspect essentiel de la poésie en français est le comptage des syllabes. En principe, chaque vers doit contenir le même nombre de syllabes. Le nombre de syllabes le plus apprécié dans un vers est de 12, on appelle ce type de vers un alexandrin. Dans l'idéal, pour un vers de 10 syllabes (décasyllabe) ou de 12 syllabes (alexandrin), l'on doit réaliser une césure à la moitié du vers (5 ou 6 syllabes). Chaque demi-vers est appelé un hémistiche. Cela correspond au fait que la sixième syllabe doit être la fin d'un mot, et non le milieu d'un mot. Cela permet de réaliser éventuellement une courte pause et d'avoir le même rythme sur différents vers "longs". On trouve dans certains poèmes une rime réalisée à la césure.

Nous proposons ici un exemple de sonnet réalisé en alexandrins.

là-bas, un couloir bleu. cela est si étrange,

ou si beau. on dirait qu’il y a un rond d’or

au fond. un être vole ; il est blanc c’est un ange,

et le chemin magique où le soleil s’endort.

 

des pieds nus foulent l’antre et se recouvrent d’or,

le vent trompeur flatte des muscles si avides,

l’homme, le visage caché sous des poils morts

et délaissés, scrute ce rond de ses yeux vides.

 

il marche doucement et entre sous la voûte,

son corps s’efface, se confondant à la route.

pour atteindre son but, il suivra un nuage.

 

la mer est infinie, le ciel ne tend de main,

pour toucher le soleil, il n’y a qu’un chemin

vers les astres endormis, il a pris le passage.

 

 

Soleil couchant

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commentaires

Pat8 22/02/2016 11:35

Qui a écrit ce sonnet ?

Laoshi 23/02/2016 10:02

Moi