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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 19:13

On écrit des articles en fonction des circonstances de la vie, celui-ci sera donc dédié à mon grand-père.

 

Prononcer un discours à cette occasion n'a rien d'obligatoire. Il s'agit en fait surtout d'un dernier hommage public que vous adressez au défunt. Si vous ne pouvez pas le faire par pudeur, ou parce que vous ne pouvez simplement pas parler à cause de l'émotion, je pense que tout le monde comprendra. Et où qu'il soit, il sait déjà tout ce que vous voulez lui dire.

 

Pour le contenu de cet hommage, vous pouvez parler de votre relation à cette personne (nous parlons ici d'un hommage à un grand-père mais cela reste vrai pour votre grand-mère, un parent proche, un ami...). Vous pouvez parler de sa vie, de qui il était, de ce qu'il aimait, de ce qu'il vous a apporté, du manque que sa disparition va laisser... Vous pouvez exprimer votre ressenti, votre tristesse.

Vous pouvez évoquer des anecdotes qui rappelleront des moments de sa vie. Cela aide beaucoup à se souvenir de quelqu'un et à rappeler qui il était.

 

Vous pouvez aussi jouer sur la forme en présentant votre texte comme une poésie versifiée.



Ecrire un tel texte est particulièrement difficile, pas vraiment pour le contenu, mais en raison de l'émotion que cela génère. Cela peut cependant être un moment important pour faire son deuil, pour dire au revoir et se souvenir de tout le meilleur.

Et si vous ne réussissez pas à l'écrire, il est toujours possible de lire une poésie ou un texte d'hommage d'un écrivain, chanteur ou poète.







*** Voici un texte qui pourra peut-être vous aider et vous inspirer :



 Papy,

Tu étais mon grand-père, bien-sûr, et cela représentait beaucoup pour toi.

Pour un enfant, les grands-parents sont synonymes de vacances, de cadeaux, de jeux avec les cousins ou avec vous.

Votre maison était un lieu de rassemblement, le point de rencontre pour les retrouvailles de toute la famille.

En grandissant, cela n’a pas changé. Vous avez toujours été disponibles, prêts à nous accueillir et à nous dépanner. On ne résume pas en une anecdote à quel point cela était une priorité pour toi, mais je me souviens par exemple à l’université, lorsque j’avais eu un problème de moto, tu m’avais emmené au cours et attendu deux heures jusqu’à la fin dans la voiture. Tu m’avais vraiment surpris ce jour-là.

En semaine tu courrais toujours partout pour aider tout le monde, ou pour travailler dans la vigne ou le jardin. Le dimanche était très différent. Nous allions à la messe le matin, nous mangions tranquillement ensemble, en prolongeant parfois le repas devant un épisode d’une série télévisée et parfois un petit verre de Mélisse Tanaisie, et après la sieste, nous jouions aux cartes tous les trois, toi mamy et moi.

A table, il fallait toujours terminer les plats, mais tu t’arrangeais à chaque fois pour qu’il en reste et que ce soit moi qui finisse. J’avais fini par comprendre le truc et j’en prenais moins au début pour avoir encore faim quand tu m’en reproposais.

Tous les fruits et les légumes provenaient du jardin dont tu étais si fier.

Il fallait travailler aussi et vous nous accueilliez pour les vendanges ou pour tailler la vigne. Nous nous retrouvions dès le matin dans la cuisine devant le journal télévisé à griller nos tartines de pain et à étaler dessus la confiture de mamy faite avec les fruits du jardin. Nous partions ensuite ensemble dans la fraicheur pour affronter la rosée sur les feuilles de vigne. Pour toi, ce n’était pas qu’un travail, c’était ta passion.

Tu étais très gourmand aussi. Je me souviens d’une chandeleur où mamy était malade. Nous étions tous les deux à la maison et tu avais insisté pour que nous cuisinions des crêpes. Nous les avions faites ensemble, et cela avait beaucoup fait rire mamy quand elle l’avait appris. Elles étaient très réussies.

Ce sont toutes ces petites histoires, et tant d’autres encore, dont je me souviendrai et que je raconterai un jour à mes enfants ; très bientôt, c’est promis.

Car ces petites histoires, ce ne sont pas que des petites histoires. Tu représentais beaucoup pour moi aussi.





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Lire aussi

Ecrire un discours de mariage

Travailler son style écrit : les reformulations



 

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commentaires

Avis de deces 21/12/2012

Perdre un être cher est un dur épreuve et durant le dernier hommage qu'on lui rend, c'est à ce moment précis qu'on ressent que la personne défunte ne reviendra plus jamais, qu'il est parti pour un
autre monde. Mais on peut également prouver pour la dernière fois combien on l'aime, combien en tient à lui et combien il va nous manquer à jamais.

contrat obseques 03/05/2013

écrire un texte émouvant mais pas voyeuriste lors des obsèques de quelqu'un de proche ce nest pas simple

Lucille

Marc Postulka 21/06/2013

Merci pour ce texte qui pourra peut-être aider à la préparation de funérailles d'autres personnes...

foto payudara 25/06/2014

thanks for this

purearganoilhair.wordpress.com 07/08/2014

This article just reminds me of my grand father, as he is not with me right now. I miss him to the core as he left us last year. This article had simply made me a bit emotional as the lines written were very meaningful and heart touching. Thanks for the article.

baby name meanings 12/08/2014

The speech was certainly very touching. I don’t think it is a good thing to by heart your speech for your grandfather’s funeral from the internet. A short an honest speech about your relation with your grandfather would be better.