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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 14:33

Nous présentons dans cet article la place des pronoms compléments. En effet, si la place d'un pronom est assez simple: avant le verbe dans la majorité des cas, placer des pronoms les uns par rapport aux autres est plus complexe.

 

 

Un pronom est un mot qui remplace un mot ou un groupe de mots. Il est généralement utilisé pour éviter les répétitions.

 


La forme des pronoms peut changer en fonction de leur fonction dans la phrase. Nous nous intéressons ici aux pronoms compléments qui peuvent se placer avant le verbe.

 

 

La place du pronom

  • Les pronoms dont nous parlons ici se placent dans la majorité des cas avant le verbe.

Exemple: Je mange un croissant. => je le mange. ("le" = "un croissant")

 

  • Au passé composé (ou toute autre forme composée de verbe), le pronom se place avant l'auxiliaire.

Exemple: J'ai mangé les croissants. => Je les ai mangés. ("les" = "les croissants")

 

  • En cas de forme négative, le pronom se place toujours avant le verbe.

Exemples: Je ne les vois pas. ("les" = "les croissants")

Et moi, je n'en ai pas eu! ("en" = "des croissants")

 

  • A l'impératif affirmatif, le pronom se pace après le verbe (avec un trait d'union)

Exemple: Il reste un pain au chocolat. Prends-le. ("le" = "un pain au chocolat")

 

  • A l'impératif négatif, le pronom garde cependant sa place avant le verbe

Exemple: Ne le cache pas!

 

La succession de deux pronoms

Il est également possible en français de placer deux ou trois pronoms compléments avant le verbe. Nous présentons ici l'ordre de ces pronoms.

 

Voici l'ordre des pronoms, s'il y en a plusieurs (toutes les combinaisons ne sont pas nécessairement possibles)

me

se/te

nous

vous

le (/l')

la (/l')

les

lui

leur

moi (impératif) = m' devant "y" ou "en"

toi (impératif) = t' devant "y" ou "en"

y

en

(il y en a)

 

Exemples

Le truc à côté de toi, tu me le donnes s'il te plaît? Allez, donne-le-moi s'il te plaît!

Regarde-le. Noël, c'est le mois prochain mais il s'y croit déjà.

Il nous en a parlé hier seulement. Notre réponse? Nous ne la lui avons pas donnée encore.

 

Le cadeau? Nous le lui avons donné à minuit. Ne le leur dis pas!

Dis-le-toi bien, nous n'abandonnerons pas.

Ils étaient bien au concert hier. je les y ai vus.

Il ne partira pas. Je l'en ai dissuadé.

 

Il a dit qu'il ne savait pas. Tu lui en as vraiment parlé? - Non, il est inutile de lui en parler.

J'étais à la réunion et je le leur y ai dit.

 

Du sel? Il y en a encore un peu. Pas besoin de lui en racheter.

 

 

Cas particuliers

Dans le cas de l'impératif, on entend très souvent "donne-moi-z-en un". Cependant, ce n'est pas la forme correcte. Il est préférable de dire (ou d'écrire) : "donne m'en un".

En effet, devant "en" et "y", "moi" et "toi" deviennent "m'" et "t'".


 

Le verbe faire suivi d'un infinitif adopte une structure un peu particulière dans le cas de l'ajout de pronoms compléments. Pour voir ce point, consulter notre article: Bizarreries du verbe "faire"

 

Fête de la musique

22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 12:43

Le verbe faire est très certainement un des verbes les plus utilisés du français, et comme c’est le cas avec les verbes les plus utilisés, il enfreint à lui tout seul un grand nombre de règles. Bref, c’est ce que l’on appelle un verbe irrégulier.

Nous abordons ici 3 points :

  • Sa conjugaison originale
  • Participe passé de "faire" invariable devant un infinitif
  • La construction de "faire" suivi d’un infinitif avec 1 ou 2 complément

 

Parmi les choses les plus évidentes (et pourtant déjà problématiques) notons sa conjugaison au présent :

 

Je fais
Tu fais
Il fait
Nous faisons
Vous faites
Ils font
 

Le plus bizarre est bien la forme avec « vous », ce curieux « faites » qui devrait être un « faisez ». Et non, « faisez » n’existe pas (plus, ou pas encore), bien qu’il soit quand-même assez régulièrement produit malencontreusement à l’oral.

 

***

 

http://activitesfle.over-blog.com/2015/11/la-double-pronominalisation.html

Bon, s’il n’y avait que cela, ce serait encore un verbe irrégulier comme un autre. Continuons donc avec les bizarreries.

Le verbe « faire » a la particularité d’avoir un participe passé invariable lorsqu’il est suivi d’un infinitif. Le seul autre verbe similaire est « laisser » qui depuis 1990 (date de la réforme de l’orthographe) et 2008 (date où cette réforme est devenue la norme) a lui aussi un participe passé invariable lorsqu’il est suivi d’un infinitif.

Exemples :

Les personnes que j’ai fait venir arrivent. (pas d’accord de « fait » puisque c’est invariable, mais pourtant, ce sont bien les personnes qui viennent (voir notre article sur l’accord du participe passé))

Les individus qu’on a laissé s’exprimer sont tous hostiles au projet. (pas d’accord de « laissé » qui est invariable. Avant la réforme de 1990, « laissé » aurait dû prendre un « s » => « laissés » (accord avec « que » qui remplace « individus ») (voir notre article sur l’accord du participe passé).

 

***

 

Le troisième point que nous abordons concerne « faire » dans la situation très particulière de place des pronoms compléments et de double pronominalisation.

Lorsque l’on met un pronom complément dans une phrase, on le place avant le verbe dont il est complément.

Exemple : je mange la pomme => je la mange (« la »= la pomme)

Dans le cas où l’on a un verbe infinitif qui suit un verbe conjugué, la règle est la même SI le premier verbe a déjà un complément :

Exemple : Je vois un homme danser une valse. => je le vois la danser. (le = l’homme ; la = la valse).

Je laisse cet homme danser une valse. => je le laisse la danser.

Mais si le verbe conjugué n’a pas de complément et qu’il est suivi d’un infinitif, alors le pronom complément sera placé avant lui.

Exemple : Je la laisse danser. (« la » = la personne OU la valse, seul le contexte permet de savoir).

 

 

Avec faire, les choses se passent différemment.

Tout d’abord, regardons ce qui se passe avec 1 seul complément.

Exemple :

 « je fais danser la valse » => je la fais danser.

« je fais danser cette femme » => je la fais danser.

Comme avec les autres verbes, puisqu’il n’y a qu’un seul complément, « la » peut aussi bien remplacer le COD de « danser » (= « la valse ») que le COD de « faire » (= « cette femme »).

 

 

La différence avec les autres verbes intervient lorsqu’il y a 2 compléments.

L’utilisation de faire transforme la structure de la phrase de départ. Nous dirons ainsi :

Je fais danser la valse à cette femme.

Nous remarquons que « cette femme » est introduit par la préposition « à ». Cela obéit en réalité à la structure : « faire quelque chose à quelqu’un ».

Si nous transformons les compléments en pronoms, cela devient :

Je la fais danser à cette femme. (« la » = « la valse », COD de « danser »)

Je lui fais danser la valse. (« lui » = à cette femme. La personne qui était un COD avec un seul complément devient un COI ! « femme » est cependant toujours l’agent du verbe « danser »)

Je la lui fais danser. (double pronominalisation).

 

Nous remarquons donc que « faire » s’accapare tous les pronoms pour lui-même. Nous pourrions dire que cela est normal, car en français il est impossible d’avoir 2 COD pour un verbe. N’oublions pas cependant qu’ici ce n’est pas le cas. L’un des compléments est COD du verbe à l’infinitif, l’autre du verbe « faire ». Cela n’enfreint donc pas cette règle. Le plus curieux ici est que le COD qui demeure un COD est celui de l’infinitif. C’est le complément de « faire » qui s’adapte et devient un COI ; Il ne s’agit même pas d’éviter une ambigüité car avec les autres verbes, le problème se résout simplement en réattribuant à chaque verbe son propre COD. Avec « faire », un verbe sans doute un peu trop avare, la solution est différente.

Remarquons qu’il y aura toujours un COD avant d’y avoir un COI avec « faire ». Cependant, l’agent du verbe à l’infinitif que précède « faire » sera selon la circonstance soit un COD, soit un COI. Par ailleurs, le COD du verbe à l’infinitif ne sera jamais attaché à l’infinitif, même si « faire » possède son propre COD (qui devient alors COI).

 

En raison de sa structure très particulière, la place des pronoms dans une construction de « faire » suivi d’un infinitif est donc différente des autres verbes. Le plus bizarre est certainement qu’avec « faire », et lorsqu’il y a 2 compléments, l’agent du verbe à l’infinitif (danser) est COI du verbe « faire » !! (est-ce la raison pour laquelle le participe passé de « faire » est invariable lorsqu’il est suivi d’un infinitif ?) Par ailleurs, le COD du verbe à l’infinitif sera accolé prioritairement (par rapport au complément de « faire ») au verbe « faire ».

Elle la fait danser

30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 07:01

règle

Pour dire sa profession (/métier), on utilise la structure:

je suis + profession. (sans article)

exemple: je suis professeur

Autres structures avec article

Les structures suivantes restent cependant grammaticalement correctes:

je suis + un / une + profession ; exemple : je suis un professeur

je suis + le / la + profession ; exemple : je suis le professeur

  • explications

Le sens de ces trois formulations est différente.

- "je suis professeur" est l'expression de sa profession, de ce que l'on fait dans la vie.

- "je suis un professeur" exprime l'idée que je suis un professeur parmi d'autres professeurs. le contexte doit donc indiquer l'existence d'autres professeurs pour utiliser cette formulation.

- "je suis le professeur" fait référence à une situation donnée. Par exemple, il peut s'agir d'une classe donnée pour laquelle la personne qui parle est le professeur. Il s'agit donc du professeur de cette classe. La formulation peut être utilisée lorsqu'il y a un ensemble de professeurs: le professeur de français, le professeur d'anglais, le professeur de mathématiques... S'il n'y a qu'un seul professeur de français, on pourra dire: "je suis le professeur de français". Si dans ce contexte il y a plusieurs professeurs de français, on pourra dire "je suis un professeur de français".

rappel: masculin et féminin de professions

Attention, avec le verbe être, il faut accorder le nom de la profession en fonction du sujet.

exemple: elle est éditrice.

Nous rappelons ici quelques noms de professions avec les formes masculine et féminine.

 

masculin / féminin

boulanger / boulangère

boucher / bouchère

jardinier / jardinière

charcutier / charcutière

ouvrier / ouvrière

plombier / plombière

infirmier / infirmière

pharmacien / pharmacienne

comédien / comédienne

chirurgien / chirurgienne

avocat / avocate

éditeur / éditrice

présentateur / présentatrice

directeur / directrice

ambassadeur / ambassadrice

rédacteur / rédactrice

acteur / actrice

vendeur / vendeuse

chanteur / chanteuse

professeur / professeur (ou parfois professeure)

ingénieur / ingénieure (même prononciation)

libraire / libraire (mot épicène)

journaliste / journaliste (mot épicène)

secrétaire / secrétaire (mot épicène)

médecin / médecin (mot épicène)

artiste / artiste (mot épicène)

photographe / photographe (mot épicène)

assistant / assistante

président / présidente

femme de ménage/ femme de ménage

Fernandel en Boulanger ! (Photo publicitaire)

30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 02:58

Le comparatif

  • Le comparatif est une façon de mettre en rapport deux éléments en exprimant la supériorité ou l'infériorité d'un élément sur l'autre ou l'égalité entre les deux. Il est généralement exprimé par l'ajout de l'adverbe "plus" pour la supériorité, "aussi" ou "autant" lorsqu'il y a égalité et "moins" lorsqu'il s'agit d'exprimer une infériorité.
  • Avec un adjectif ou un adverbe, on utilise la structure: plus / moins / aussi + l'adjectif + que

Exemples:

Marc est plus grand que Jean. (on compare Marc et jean par rapport à un adjectif ("grand"))

Fabienne est aussi qualifiée que Paul.

Sébastien avance moins vite que ses frères. ("vite" est un adverbe)

  • Avec un nom, on utilise la structure: plus de / autant de / moins de + nom + que

Exemples:

Joséphine a plus de travail que ses collègues.

Il mange autant de pain qu'un français.

Nous obtenons moins de succès que nos concurrents.

  • Avec un verbe, on utilise la structure: verbe + plus que / autant que / moins que

Exemples:

Il mange plus que moi. (on compare deux personnes par rapport à un verbe ("mange"))

Les professeurs ont souffert autant que les étudiants.

Ce joueur gagne moins que les autres.

  • Pour marquer une idée de progression, il est possible d'utiliser les expressions: "de plus en plus" ou "de moins en mois"

Exemples:

Il a de plus en plus confiance en lui.

On obtient de plus en plus de bons résultats.

Il mange de moins en moins. Il est malade?

Le superlatif

  • Le superlatif est une façon d'exprimer le degré supérieur (que l'on ne peut pas dépasser) de l'idée véhiculée par le verbe, le nom ou l'adjectif. L'on ne compare pas deux éléments, mais un élément par rapport à tous les autres. On utilise "le plus" pour le degré supérieur et "le moins" pour le degré inférieur. Dans le cas du superlatif, il n'est pas possible d'exprimer une idée d'égalité.
  • En dehors de l'ajout du "le" devant "moins" ou "plus" et la disparition du deuxième élément de la comparaison introduit par "que" (puisque ce n'est plus une comparaison), la structure est similaire au comparatif.

Exemples:

Jean est le moins grand. (avec un adjectif)

Il danse le plus bizarrement. (avec un adverbe)

Il a le plus de difficultés. (avec un nom)

Il mange le moins. (avec un verbe)

Exceptions

c'est bon le pain

22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 08:32

En français, la place de l'adjectif par rapport au nom suit des règles (voir notre article en cliquant sur ce lien). Pour certains adjectifs, comme "prochain" ou "dernier", le sens peut cependant changer selon la place qu'il prend.

Les adjectifs "prochain" et "dernier" possèdent plusieurs sens (et pas seulement en fonction de la place) et l'interprétation nécessite de connaître ces différents sens. Nous définissons ici quelques situations qui pourront aider à mieux en comprendre l'usage.

 

  • Prochain

Le tableau ci-dessous récapitule les différences de sens selon la place de l'adjectif. Une partie des définitions est extraite du Dictionnaire Larousse.

Avant le nom

Après le nom

Cette structure est privilégiée, voire nécessaire, si le nom est précisé par un complément du nom, un adjectif possessif ou un nombre

 

- (1) le premier à se présenter, dans l'espace ou dans le temps

- (2) Qui est susceptible de remplacer dans l'avenir la personne ou la chose dont il est question dans le présent

- (3) Qualifie un événement qui arrivera dans un avenir relativement proche

 

 

- (4) Désigne la date ou la période qui est la première à survenir par rapport au moment où l'on parle

Dans ce cas, il ne peut pas être plus spécifié: pas d'adjectif possessif, pas de nombre.)

 

- (3) Qualifie un événement qui arrivera dans un avenir relativement proche

Exemples :

(1) La prochaine semaine du goût

La prochaine année (du cheval)

Les deux prochaines années

le prochain mardi

La prochaine fois

(2) ta prochaine copine, ta prochaine moto

(1) (2) (3) Le prochain anniversaire, ton prochain mariage

Exemples :

(4) La semaine prochaine

L’année prochaine

l'an prochain

mardi prochain

(3) un mariage prochain

La fois prochaine

 

 

  • Cas particuliers

- "prochain an*" n'est pas possible. L'idée de "se présenter dans l'espace ou dans le temps" impose une certaine continuité dans le temps, une durée, qui n'existe pas avec ce terme. Il faut utiliser à la place "prochaine année". Cette continuité dans le temps est parfois interprétée par l'idée d'une "suite" d'éléments qui se présentent les uns après les autres. On remarquera que l'on ne peut pas considérer les "ans" dans une suite: on ne dit pas "les ans se suivent*".

- le prochain mardi: un article est nécessaire lorsque l'adjectif précède un nom de jour. L'article défini précise qu'il s'agit d'un élément donné (ce mardi-là) et l'article indéfini d'un jour indéfini parmi les mardis à venir ("un prochain mardi")

- mardi prochain: pas d'article, on désigne ici le "mardi" qui est le premier à survenir

- Les deux prochains jours: l'ajout d'un nombre impose de mettre "prochain" avant le nom

- Pour des événements comme un mariage ou un anniversaire, utiliser l'adjectif "prochain" devant exprime l'idée que ce sera le suivant ou qu'il est proche dans le temps. Si on le place après, cela signifie que c'est un événement proche dans le temps.

- on ne peut pas placer "prochain" après un nom qui désigne une date ou une période lorsque l'on utilise un adjectif possessif (mon ton son...). On ne dit pas "ton année prochaine*" mais "ta prochaine année".

 

Il est important de noter que "prochain" se réfère au moment où le locuteur parle. Le mot "suivant" (après le nom) peut remplacer tous les sens de "prochain" - excepté l'idée de proximité dans le temps (proche) - lorsqu'il n'y a pas de référence au présent.


***

 

Prochain Arrêt: Oubli VII

  • Dernier

Le tableau ci-dessous récapitule les différences de sens selon la place de l'adjectif. Une partie des définitions est extraite du Dictionnaire Larousse.

Nous retrouvons ici un fonctionnement de l'adjectif "dernier" assez similaire à l'adjectif "prochain".

Avant le nom

Après le nom

Cette structure est privilégiée, voire nécessaire, si le nom est précisé par un complément du nom, un adjectif possessif ou un nombre

 

- (1) Qui vient après les autres par le rang ou le mérite ; après lequel il n'y a plus personne, plus rien (élément final)

- (2) Qui précède immédiatement ou qui est le plus proche de nous dans un temps révolu (élément précédent)

- (3) Se dit de ce qu'il y a de plus nouveau

- (4) Indique un degré extrême ; le plus haut, le plus grand

 

Dans ce cas, il ne peut pas être plus spécifié: pas d'adjectif possessif, pas de nombre.)

 

 

- (5) S'emploie après certains noms de temps pour désigner la date ou la période qui vient d'être passée, de s'écouler, d'avoir lieu

(L’élément précédent par rapport à maintenant)

 

 

Exemples:

(1) le dernier jour de la semaine, la dernière année d'étude, la dernière semaine de travail, la dernière fois, les deux dernières fois

le dernier mardi

ton dernier mardi

(2) durant la dernière heure, la dernière semaine, la dernière année

la dernière fois

(3) le dernier cri de ce qui se fait

(4) de la dernière importance

Exemples:

La semaine dernière (= la précédente)

L’année dernière (= la précédente)

la nuit dernière (= la précédente)

La fois dernière (= la précédente)

mardi dernier (= le précédent)

 

  • Cas particuliers

- "le dernier an*" n'est pas possible. L'idée de "qui vient après l'autre" impose à nouveau l'idée d'une suite. Il faut utiliser à la place "dernière année". Comme pour "prochain" on remarquera que l'on ne peut pas considérer les "ans" dans une suite: on ne dit pas "les ans se suivent*".

- le dernier mardi: un article est nécessaire lorsque l'adjectif précède un nom de jour. L'article défini précise qu'il s'agit d'un élément donné (ce mardi-là) et l'article indéfini d'un jour indéfini parmi les mardis précédents ("un dernier mardi")

- mardi dernier: pas d'article, on désigne ici le "mardi" précédent

- Les deux derniers jours: l'ajout d'un nombre impose de mettre "dernier" avant le nom

- on ne peut pas placer "dernier" après un nom lorsque l'on utilise un adjectif possessif (mon ton son...). On ne dit pas "ton année dernière*" mais "ta dernière année".

 

 

Il est important de noter que "dernier" se réfère au moment où le locuteur parle. Le mot "précédent" peut le remplacer lorsqu'il n'y a pas de référence au présent (pour les sens (2) et (5)).

***


   

le dernier métro

18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 08:42

Les adverbes en –ment suivent une règle de construction assez précise. On peut cependant distinguer deux cas de figure. Ils se construisent tous à partir d’un adjectif, néanmoins, selon la morphologie de cet adjectif, la règle va être différente. On peut ainsi distinguer la règle générale de la règle pour les adjectifs qui se terminent par –ant ou –ent. Il existe également quelques exceptions.

 

La règle générale

La plupart des adverbes en –ment suivent une règle assez simple de construction à partir de l’adjectif :

Adjectif au masculin + terminaison du féminin + « ment »

Exemples :

Adjectif = « fort »

fort + e + ment

adverbe = « fortement »

 

Adjectif = « simple »

simple + - + ment

Adverbe = « simplement »

 

Adjectif : « exceptionnel »

exceptionnel + le + ment

adverbe = « exceptionnellement »

 

Attention !

Les adjectifs qui se terminent par une voyelle (autre qu’un « e » final), ne prennent pas la marque du féminin !

Exemple :

Adjectif : « poli »

poli + ment

Adverbe : « poliment »

 

Les adverbes qui se construisent à partir de participe passé ne prennent pas non plus le « e ».

Exemple :

Participe passé = « aisé »

aisé + ment

Adverbe = « aisément »

 

 

 

La règle pour les adjectifs en –ant ou –ent

La règle pour les adjectifs qui terminent par le son [an] est différente.

Le « -ant » ou « -ent » se transformera respectivement en « -amment » ou « -emment » (qui se prononcent de la même façon [a] + [m] + [an])

 

Exemples :

Adjectif : « différent »

differ + emment

Adverbe = « différemment »

 

Adjectif : « élégant »

élég + amment

Adverbe = « élégamment »

Vous remarquerez que dans les deux cas, la terminaison se prononce de la même façon. Ainsi, vous pouvez en déduire que lorsque votre adverbe se termine par les sons [a] + [m] + [an], votre adverbe aura deux « m ».

 

 

 

Exceptions

Certains adverbes en –ment ne suivent cependant pas ces règles. Il s’agit notamment des adverbes :

 

brièvement (l’adjectif qui lui correspond est « bref », l’adverbe est construit à partir du mot utilisé en ancien français) 

gentiment (l’adjectif qui lui correspond est « gentil », il ne suit donc pas la règle qui voudrait que ce soit « gentillement »*) 

profondément (l’adjectif qui lui correspond est « profond », le « e » du féminin se voit affublé d’un accent). Il en est de même pour précisément, énormément, confusément, immensément… 

précipitamment (l’adjectif qui lui correspond est « précipité », il se construit comme si l’adjectif était « précipitant »*, ce qui n’est pas le cas. Notez cependant qu’il respecte le principe de prononciation : il se prononce [a] + [m] + [an], donc il prend deux « m ») 

gaiement (l’adjectif qui correspond est « gai », cependant la construction de l’adverbe prend malgré tout la marque du féminin de l’adjectif)

impunément (l’adjectif qui correspond est « impuni »)

lentement (l’adjectif est « lent », mais la construction de l’adverbe suit cependant la règle générale)

 

Exercice : transformez ces adjectifs en adverbes

difficile :          ___________                 partiel :            ___________

particulier :      ___________                 fidèle :             ___________

amical :           ___________                 régulier :          ___________

joli :                 __________                 grand :             ___________

fier :                ___________             surprenant :     ____________

franc :             ___________             méchant :        _____________

récent :           ____________             gai :                 ____________

énorme :          ____________             gentil :             ___________

absolu :           ____________           savant :            ____________

courant :          ____________             fréquent :        ___________

 

 

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Réponses à l’exercice

difficilement               partiellement

particulièrement          fidèlement

amicalement                régulièrement

joliment                       grandement

fièrement                    surprenamment

franchement                méchamment

récemment                  gaiement

énormément                gentiment

absolument                 savamment

couramment                fréquemment

 

 

 

Lire aussi

Reconnaître la nature d'un mot

Travailler son style écrit : les reformulations

 

 

 

 

 

Retour au sommaire

10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 20:36

La difficulté d’écriture de ce mot vient du fait qu’en français, il existe deux « leur » différents.

  • ·         Le premier « leur » est un pronom, invariable devant un verbe.
  • ·         Le deuxième « leur » est un déterminant, ou plus précisément un adjectif possessif qui s’accorde avec le nom qu’il accompagne mais uniquement au pluriel. « leur » n’a pas de féminin. L’adjectif possessif peut donc être au singulier : « leur » ou au pluriel : « leurs ».

 

  •   « leur » = pronom
  • 

Comment identifier le pronom ?

Un pronom (pro-nom) remplace un nom afin de ne pas le répéter. Son sens est donc celui d’un nom. Vous trouverez donc d’après le sens de la phrase l’élément qu’il remplace.

D’une façon plus pratique, lorsque « leur » est placé devant un verbe, il s’agit inévitablement du pronom. Pour le vérifier, vous pouvez remplacer « leur » par « à » + le nom qu’il remplace, ou par « lui », un autre pronom (mais qui change un peu le sens).

Exemple : Je leur dis de venir. (« dis » est un verbe, donc « leur » est un pronom. Il remplace ici des personnes indéterminées : « Je dis à ces personnes de venir ». Il est aussi grammatical de dire : « Je lui dis de venir »).

 

Lorsque « leur » est placé après un verbe, relié par un trait d’union, il s’agit également du pronom « leur ». Il s’agit juste d’une inversion. Le principe est le même que précédemment.

Exemple : Dis-leur de venir. (« dis » est un verbe à l’impératif qui impose une inversion avec le pronom « leur ». « leur » fait référence à des personnes indéterminées. On peut dire : « Dis à ces personnes de venir », ou encore : « Dis-lui de venir ».

 

Attention !!

Lorsque « leur » est un pronom possessif, il s’accorde au pluriel.

Il est facile à reconnaître car « leur » est alors placé après un déterminant. En tant que pronom, il remplace toujours un nom.

Exemple : Ce n’est pas ton jouet, c’est le leur. (le jouet appartient à un groupe de personnes).

Cette voiture n’est pas à toi, c’est la leur. (leur voiture)

Ce ne sont pas vos jouets, ce sont les leurs. (les jouets appartiennent à plusieurs autres personnes)

Vous pouvez remplacer le pronom possessif par un autre pronom possessif :

Exemple : Ce n’est pas ton jouet, c’est le sien. (le jouet appartient à UNE personne)

Cette voiture n’est pas à toi, c’est la mienne. (la voiture m’appartient)

Ce ne sont pas vos jouets, ce sont les siens. (les jouets appartiennent à UNE personne)

Si vous transformez la phrase pour exprimer le nom remplacé, le pronom est remplacé par l’adjectif possessif :

Exemple : Ce n’est pas ton jouet, c’est leur jouet.

Cette voiture n’est pas à toi, c’est leur voiture.

Ce ne sont pas vos jouets, ce sont leurs jouets.

 

  •   « Leur » adjectif possessif
  • 

Les adjectifs possessifs sont une catégorie de déterminants. Autrement dit, ils servent à introduire un nom. Il est alors facile de reconnaître « leur » quand il est adjectif possessif ; en effet, il est placé devant un nom qu’il introduit. Ainsi, il s’accordera avec lui au pluriel (« leur » n’a pas de forme particulière au féminin).

 

« leur » en tant qu’adjectif possessif pose un problème aux apprenants, car il exprime de lui-même une forme de pluriel. En effet, son sens est que l’objet possédé est possédé par plusieurs personnes. Ce n’est cependant pas cela qui impliquera qu’il y ait un « s » ou non. L’accord de « leur » au pluriel se fera uniquement si l’objet possédé est lui-même pluriel.

Exemple : « Les enfants embrassent leur maman. » (chaque enfant n’a qu’une maman, leur, qui exprime pourtant un pluriel d’enfants, sera au singulier car il réfère à la maman de chaque enfant.)

« Les enfants rangent leurs jouets » (Chaque enfant à plusieurs jouets, « leurs » est donc au pluriel).

Si vous souhaitez exprimer la possession par une seule personne, alors vous choisirez l’adjectif possessif « son », « sa » ou « ses ». Il est ainsi possible de reconnaitre la nature de « leur »/ « leurs » si on peut le remplacer par un de ces mots (en transformant la possession de l’objet de plusieurs personnes à une seule personne)

Exemple : « L’enfant embrasse sa maman. »

« L’enfant range son jouet. » (un enfant possède un jouet)

« L’enfant range ses jouets. » (ici un enfant possède plusieurs jouets).

 

San effectuer de transformation, si vous voulez vous assurer qu’il s’agit d’un adjectif possessif (déterminant) vous pouvez le remplacer par un autre déterminant comme un adjectif démonstratif ce/cet/cette (singulier) /ces (pluriel)

Exemple : « Les enfants rangent leurs jouets. »

« Les enfants rangent ces jouets. »

Ou : « Les enfants embrassent leur maman. »

« Les enfants embrassent cette maman. »

Si la construction est grammaticalement possible, alors il s’agit d’un déterminant (notez que ce/cet/cette s’accorde au féminin).

 

 

 

Pour résumer

« leur » ne prendra pas de « s » quand il est devant un verbe, (après en cas d’inversion), quand il est précédé d’un article au singulier, ou placé devant un nom singulier.

« leurs » prendra un « s » quand il est placé devant un nom au pluriel ou précédé d’un article au pluriel.

 

 

 

 

  

Exercice : Insérez dans les phrases suivantes la forme correcte de « leur » (« leur » ou « leurs »)

1-      Je ________ ai pourtant répété trois fois qu’ils ne pouvaient pas entrer avec ___________ chien.

2-      Les enfants aiment beaucoup jouer avec ce ballon, mais ce n’est pas le _____________.

3-      ___________ attitude est inacceptable. J’espère que tu vas le ____________ dire.

4-      ___________ parents conduisent une Cadillac rouge, mais ce n’est pas la _____________.

5-      Ils _______________ offrent toujours beaucoup de cadeaux.

6-       _______________ amis sont nos amis, quoi qu’il _______________ arrive, je ____________ offrirai mon aide.

7-      Dis-___________ que nous pensons bien à eux.

8-      Tu ____________ as bien donné l’invitation ? J’espère que tu n’as pas oublié de _____________ demander d’apporter _______________ photos de vacances.

 

 

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Réponses à l'exercice

1- leur – leur ; 2- leur ; 3- leur – leur (devant un verbe + le premier « le » est aussi un pronom) ; 4- leurs – leur ; 5- leur ; 6- leurs – leur – leur ; 7- leur ; 8- leur – leur (cela marche aussi devant un verbe à l’infinitif) - leurs

 

 

 

Lire aussi

"quoique" ou "quoi que"?

Censé ou sensé ?

s'est/c'est, ses/ces ou sais/sait

Reconnaître la nature d'un mot

Le pluriel de "chacun"

voir/voire

 

 

___________________________________________________________________________

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 10:37

Voici deux mots en français que l'on ne distingue pas bien, et il n'est pas rare d'hésiter dans l'orthographe. La raison de cette difficulté est simple : ils sont presque équivalents.

 

Les deux mots expriment l'opposition ou la concession (lire notre article). Ils introduisent un élément qui peut contrarier l'élément de la proposition principale.

 

La différence est que dans l'utilisation de "quoi que", on attribue au "quoi" une valeur de pronom relatif (comme à l'origine de l'expression), qui n'est pas présente dans "quoique".

 

Exemples

Quoique Pierre ait lu beaucoup de livres, il ne connaitra pas celui-là. (Bien que Pierre ...)

Quoi que Pierre veuille lui dire, elle refusera de venir. (Quelque soit la chose que Pierre veuille lui dire)

Quoi que tu en penses, elle ne viendra pas.

 

 

La bibliothèque

29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 11:39
L’opposition et la concession sont deux idées très proches qui utilisent globalement les mêmes mots pour  les exprimer. La différence s’effectue au niveau du sens :
 
- L’opposition intervient entre deux idées indépendantes qui ne se contredisent pas a priori (l’une n’empêche pas l’autre)
Exemple : Bien qu’il pleuve à plein temps, il a décidé d’aller voir sa grand-mère.
 
- La concession intervient entre deux idées liées qui devraient s’opposer (l’une devrait empêcher l’autre)
Exemple : Bien qu’il prenne des médicaments contre la douleur, il a toujours mal à la tête.
Vous voyez dans ces exemples que les conjonctions utilisées sont les mêmes. Ce sont les idées exprimées qui portent les nuances. Nous présenterons donc dans cet article les locutions, conjonctions et adverbes qui peuvent servir à exprimer l’opposition ou la concession en français.
Nous en donnons dans un premier temps la liste, puis les règles d’utilisation et les nuances avec des exemples.
 
 
 
Conjonctions de subordination

(on y trouve la conjonction de subordination : "que")

 

alors que

tandis que

même si

bien que

encore que

pour + … + que    

quoique

quoi que

qui que

quelque(s) + nom + que

où que

tout + adj. +que

sans que

si + adj. + que

si ce n’est (/était) que

excepté que

sauf que

au lieu que

si (+ indicatif)

malgré que

sinon que

 

 

 

 

 

Conjonctions de coordination

 

mais

or

 

 

 

 

Adverbes

 

par contre

en revanche

au contraire

en fait

malgré

quand bien même

quand même

tout de même

néanmoins

cependant

toutefois

pourtant

pour autant

sans

sinon

seulement

avoir beau

 

 

 

 

 

Prépositions

et locutions prépositives (les expressions composées de plusieurs mots)

 

contrairement à

au lieu de

loin de

en dépit de

quitte à

si ce n’est

pour

 

 

 

**Utilisation**     

 

**Conjonctions de subordination**

 
alors que : + indicatif ou conditionnel. Il indique un rapport d’opposition. On trouve aussi « alors même que » + conditionnel.
Exemples : Alors qu’il tutoie tout le monde, il vouvoie toujours son père.
Alors même que la Terre serait dix fois plus grande, on ne pourrait pas cultiver assez de riz pour en obtenir autant de grains.
 
tandis que : Indique une opposition avec un contraste, deux actions qui se substituent l’une à l’autre.
Exemple : Ton frère travaille dur tous les jours tandis que toi tu restes dans ta chambre à dormir toute la journée.
 
même si : introduit une opposition ou une concession où l’élément après « même si » est sans effet. Cette opposition ou concession est niée pour la réalisation du second événement (l’événement de la proposition principale doit se réaliser malgré celui introduit par « même si »).
Exemple : Même si le professeur est absent, tu dois travailler tes cours.
Même s’il prend des médicaments contre la douleur, il a toujours mal à la tête.
 
bien que + subjonctif : (plutôt à l’écrit) introduit un élément qui aurait pu ou pourrait empêcher l’élément de la proposition principale.
Exemple : Bien qu’il ait le même âge qu’elle, il paraît dix ans plus vieux,
 
encore que : (généralement suivi du subjonctif) introduit une opposition ou une concession, où l’élément d’opposition ou de concession porte une valeur minime. L'élément introduit est considéré comme peu important, juste comme une petite réserve. L’utilisation d’ « encore que » laisse entendre que l’élément ajouté (en opposition ou concession) aurait pu être oublié. Il est présenté un peu comme un ajout qui vient nuancer l’affirmation principale, lui poser une légère limite, peut-être drôle, relativement inattendue, en tout cas presque négligeable, ou alors grave, mais presque oubliée par l’énonciateur (ou présentée comme telle) et qui pourra alors porter des marques d’hésitations. A l’oral, si l’énoncé introduit par « encore que » est situé après la principale, on pourra trouver une petite pause avant son énonciation.
Exemple : Nous avons coupé le chauffage, encore qu’il fasse un peu froid la nuit.
Il est très gourmand, encore que son diabète le retient de manger trop de sucreries. (indicatif)
Encore qu’un tel travail imposerait une relecture. (construction avec « tel(les) » + nom + phrase au conditionnel. « tel(les) » fait référence à un élément déjà introduit et porteur d’une évaluation positive ou négative. Cette construction suppose une reprise après un premier énoncé principal achevé.
 
pour + … + que + subjonctif : (plutôt écrit) introduit une concession ou une opposition où le caractère d’un élément est remis en cause par la phrase principale. La phrase principale nie ou propose de dépasser l’affirmation ou la contrariété introduite par « pour…que ».
Exemple : Pour savant que soit ce professeur, il ne savait pas comment écrire ce mot.
Pour si difficile que soit ce travail, nous le réussirons.
Attention, l’expression figée « pour peu que » (oral et écrit) utilise cette construction pour introduire une condition (= si) (et donc plus une opposition ou une concession)
Exemples : Pour peu que tu travailles, tu y arriveras. (ici, on sous-entend qu’il ne travaille pas du tout pour l’instant) = si tu travailles, tu y arriveras.
Pour peu qu’il vienne, nous serons trois. (= s’il vient, nous serons trois)
 
quoique + subjonctif : introduit un élément qui aurait pu ou pourrait empêcher l’élément de la proposition principale (comme « bien que »)
Exemple : Quoiqu’il ait bien travaillé, il redoute cet examen.
 
quoi que + subjonctif : même utilisation que « quoique » (en un seul mot), mais où l’on attribue au « quoi » sa fonction de pronom relatif.
Exemple : Quoi que tu penses, je n’ai pas commis ce crime. (le "quoi" signifie ici : « quelle que soit la chose »)
On retrouve son utilisation dans l’expression : quoi qu’il en soit qui indique que malgré une contrariété, un obstacle, l’élément de la proposition principale doit se réaliser.
Exemple : Quoi qu’il en soit, nous irons à cette réception.
 
qui que + subjonctif : indique la concession ou l’opposition, mais n’est utilisé que dans les expressions : qui que vous soyez et qui que ce soit. Signifie en fait « quiconque », « personne », « n’importe qui ». le pronom qui n’a ici pas d’antécédent explicite et garde donc le sens d’une personne indéterminée. L’opposition ou la concession se crée entre cet indéterminé et ce qui est énoncé dans la proposition principale.
Exemple : Qui que vous soyez, on ne vous fera rien. (sous-entendu, même si vous êtes quelqu’un de mauvais)
Qui que ce soit qui ait fait cela, je le punirai. (sous-entendu : même s’il est difficile à trouver)
 
quelque(s) + nom + que + subjonctif : a le sens de quelque soit, n’importe lequel. Comme pour « qui que », l’opposition ou la concession est créée entre l’élément indéterminé (sous-entendu : comportant un obstacle ou une solution) et l’élément de la phrase principale.
Exemple : Jamais tu ne lui feras entendre raison, quelque argument que tu utilises.
Quelques manigances que tu complotes, tu ne pourras pas le faire abdiquer.
 
où que + subjonctif : Comme pour « qui que » ou « quelque… que », cette locution conjonctive indique la concession ou l’opposition relativement à un élément indéterminé qui concerne cette fois-ci le lieu. Ici, le sens sera que peu importe le lieu, l’élément de la phrase principale trouvera un obstacle ou la solution.
Exemple : Où que tu sois, je te retrouverai. (sous-entendu : même si tu es dans un endroit difficile à trouver).
Où que tu ailles, tes problèmes te suivront. (opposition entre la fuite et l’impossibilité d’échapper aux problèmes)
 
tout + adjectif + que (+indicatif ou subjonctif) : L’opposition ou la concession est créée entre la qualité introduite par l’adjectif et l’élément introduit par la phrase principale.
Exemple : Tout galant qu’il soit, il n’aide jamais sa sœur à faire la vaisselle. (il est habituellement très galant)
Tout timide qu’il est, il est venu me parler.
 
sans que + subjonctif : indique l’opposition ou la concession entre deux actions. Le sujet entre la proposition principale et la subordonnée n’est pas le même.
Exemple : Il a pris un bonbon sans que tu (ne) le voies.
 
si + adjectif + que + subjonctif + phrase principale (= si + adjectif + soit-il + phrase principale) : introduit une subordonnée de concession.
Exemple : Si intelligent qu’il soit, il n’a toujours pas compris ce qui s’est passé.
Si intelligent soit-il, il n’a toujours pas compris ce qui s’est passé.
 
si ce n’est (était) que, excepté que, sauf que : introduit une réserve, un élément que l’on exclut
Exemple : Le pique-nique s’est bien passé, si ce n’est qu’il a plu tout l’après-midi.
Les deux frères se ressemblent beaucoup, excepté que l’un est travailleur et l’autre pas.
Il fait toujours ses devoirs le soir, sauf qu’il oublie tout le temps son sac à l’école.
 
au lieu que (+indicatif ou subjonctif) : (= à la place de) introduit une opposition entre deux attitudes ou événements.
Exemple : Au lieu qu’il vienne aujourd’hui, il aurait été préférable de repousser le rendez-vous d’une semaine.
Au lieu que tu lui reproches son attitude, tu aurais dû lui présenter des excuses pour ce que toi tu as fait.
 
malgré que + subjonctif : (oral, incorrect à l’écrit (sauf avec avoir ?)) Introduit une opposition ou une concession.
Exemple : Il a voulu venir, malgré qu’il eût une jambe cassée.
Malgré que tu sois venu, tes copains n’ont pas répondu à l’invitation. (oral, on dira sinon : « malgré ta venue… »)
 
si + indicatif présent : concession ou opposition. Introduit deux événements qui contrastent.
Exemple : S’il n’est pas venu, son frère, lui, était là !
 
sinon que : (=si ce n’est que) introduit une réserve.
Exemple : Je ne sais pas ce qu’il fait, sinon qu’il est très occupé.

 

 

**Conjonctions de coordination**

 
mais : exprime une opposition, une concession, une restriction. En tant que conjonction de coordination, elle relie deux propositions indépendantes (le sujet et le verbe peuvent être élidés s’il s’agit des mêmes).
Exemple : Il aime le chocolat, mais il n’aime pas le café.
Il aime faire du footing mais pas le dimanche. (mais il n’aime pas faire du footing le dimanche)
 
or : introduit une nouvelle idée qui peut contredire la première. La contradiction n’est pas exprimée de façon aussi forte qu’avec « mais », mais elle est claire avec le contexte (« et » pourrait aussi mettre en rapport des éléments qui s’opposent, mais sans marquer du tout cette opposition/concession, contrairement à « or »). « or » peut aussi servir dans d’autres contextes que des oppositions/concessions.
Exemple : Il avait quinze ans, or il croyait toujours au père Noël.
Il avait l’air de se réveiller, or il était dix-huit heures.
 
 

**Adverbes**

 
par contre : introduit une considération qui s’oppose à l’énoncé qui précède (opposition ou concession)
Exemple : Pierre voyage beaucoup, par contre Paul est très casanier.
 
en revanche : (= par contre) introduit un énoncé opposé à l’énoncé précédent.
Exemple : Je n’aime pas les pêches, en revanche j’adore les brugnons.
 
au contraire : indique une opposition radicale, totalement opposée, inverse (opposition ou concession).
Exemple : Je ne déteste pas le chocolat, au contraire, je l’adore !
 
en fait : introduit un élément opposé à l’élément qui le précède
Exemple : Je lui donnais vingt-trois ans, en fait il a trente ans.
 
malgré : introduit un élément qui contrarie le fait principal
Exemple : Malgré ce que tu penses, il y arrivera.
Malgré sa malchance, il réussira.
Il a trouvé un travail malgré lui. (involontairement)
Malgré tout, ils se sont mariés. (présente un ensemble de faits contrariants)
 
quand bien même : exprime une détermination en proposant pour exemple une contrariété extrême. "quand bien même" introduit un obstacle hypothétique qui doit prouver à quel point l'idée principale est inévitable.
Exemple : Quand bien même tu ne le voudrais pas, je me marierai avec elle.
Quand bien même les dieux déchaineraient des ouragans, je partirai demain.
 
quand même, tout de même : indiquent l’opposition avec une nuance d’insistance. On insiste sur l’opposition exprimée.
Exemple : Il a quand même (/tout de même) appelé son frère. (on a dû lui répéter de nombreuses fois avant qu’il le fasse).
 
néanmoins : (plutôt écrit) relie deux énoncés en marquant une opposition ou concession. Sa place dans la phrase est variable (en tête de proposition ou après le verbe ou l’auxiliaire)
Exemple : Je l’aime, néanmoins je ne veux pas l’épouser.
Il a beaucoup d’argent, il ne peut néanmoins pas l’utiliser.
 
cependant : introduit une opposition forte à l’énoncé qui le précède. Sa place dans la proposition est variable.
Exemple : Il ne parle plus, cependant son visage exprime une très forte émotion.
Il sort juste de l’hôpital. On dirait cependant qu’il est prêt pour courir un marathon.
 
toutefois : comme « cependant », introduit une opposition forte à l’énoncé qui le précède. Sa place dans la proposition est également variable. Il est souvent accompagné de « et » ou de « si ».
Exemple : Il habite depuis deux ans en France, il ne connait toutefois que quelques mots français.
Si toutefois vous veniez, amenez une bouteille de vin ! (l’opposition est ici créée par rapport à un énoncé précédent où la venue était annoncée comme peu vraisemblable).
 
pourtant : introduit une opposition forte à l’énoncé qui le précède. Sa place est variable et il peut être accompagné de « et » ou de « mais ».
Exemple : Ils sont toujours fâchés. Il a pourtant fait des efforts pour qu’ils se réconcilient.
Il est totalement misanthrope, mais pourtant, je l’aime bien.
 
pour autant : Introduit une opposition et un lien causal avec la proposition précédente. « Autant » rappelle la cause et indique avec le « pour » que celle-ci n’est pas suffisante et ne produit pas l'effet attendu. Ainsi, l'affirmation du premier énoncé n'est pas suffisante pour empêcher ce qui est introduit avec "pour autant". La position dans la proposition est variable.
Exemple : Il a beaucoup travaillé. Il n’a pas réussi pour autant.
Il a appris par cœur tout son cour. Pour autant, il a totalement échoué à l’examen.
 
sans + infinitif : même utilisation que « sans que » mais où le sujet est le même dans les deux propositions.
Exemple : Il est sorti sans demander l’autorisation. (la personne qui sort = la personne qui ne demande pas l’autorisation)
 
sinon : peut exprimer une concession ou une restriction (excepté, sauf)
Exemple : J’espérais, sinon lui parler, au moins le voir.
Il ne fait rien de ses journées, sinon dormir ou se reposer.
 
seulement : placé au début de la proposition, il introduit une opposition ou une restriction.
Exemple : Il a un grand cœur, seulement il est parfois maladroit avec les gens.
 
avoir beau + infinitif : introduit une concession. Exprime l’idée d’essayer de faire quelque chose, mais en vain. Peut aussi avoir le sens de « bien que ».
Exemple : Pierre a beau essayer de l’appeler, elle ne décroche pas son téléphone.
Il a beau ne pas être encore parti, elle est déjà triste d’y penser.
 
 

**Prépositions**


contrairement à : introduit un mot ou un énoncé opposé à la réalité ou à quelqu’un
Exemple : Contrairement à ce qui a été dit, je ne suis jamais allé en Tunisie.
Contrairement à toi, je n’aime pas le football.
 
au lieu de + infinitif : peut s’utiliser à la place de « au lieu que », à la condition que le sujet soit le même dans les deux propositions. Le verbe de la proposition subordonnée sera ici à l’infinitif.
Exemple : Au lieu de ressasser ces événements sans arrêt, tu devrais l’appeler. (le sujet implicite de « ressasser » est « tu », le sujet de « devrais »)
 
au lieu de + nom : introduit une opposition entre deux noms. L’un est à la place de l’autre (par relation d’opposition).
Exemple : Au lieu d’une chambre, c’est un véritable dépotoir.
 
loin de + infinitif : introduit une négation renforcée. L’énoncé indique un éloignement important entre ce qui suit la locution et la réalité.
Exemple : Loin de m’obéir, ce chien n’en fait qu’à sa tête.
 
en dépit de : introduit un élément qui pourrait s’opposer à ce qui est énoncé. "En dépit de" est suivi d'un nom.
Exemples : En dépit de sa maladie, il se montrait sans cesse débordant d’énergie. (il est malade, mais malgré tout, il montre qu’il a beaucoup d’énergie).
En dépit de tous nos efforts, nous n'atteindrons pas nos objectifs.
 
quitte à + infinitif : énonce un risque qui pourrait potentiellement contrarier l’énoncé principal.
Exemple : Quitte à me faire punir, je préfère ne pas rendre ce devoir.
(attention, « quitte à » peut aussi introduire une préférence dans un choix qui n’aurait qu’un seul résultat possible : Quitte à être puni, je préfère que ce soit pour une raison valable. (l’énonciateur sait qu’il sera puni, alors il préfère faire quelque chose de mal, qui donnera une justification à la punition))
 
si ce n’est : + nom ou pronom. peut se conjuguer, mais avec le sujet « ce » : si ce n’était, si ce n’eût été… ou au pluriel : si ce ne sont, si ce n’étaient, si ce n’eussent été… Cela indique une concession où l’élément introduit après « si ce n’est » est proposé comme ayant le plus de lien à l’action, mais sur un mode négatif laissant entendre qu’il ne serait pourtant pas l’élément en relation à cette action. Cette expression permet l’ironie, où cet élément introduit est alors annoncé comme l’auteur de l’action (dans quel cas, « si ce n’est » prend le sens de « sinon »)
Exemple : Si ce n’est ton frère, alors je ne vois pas qui a pu écrire ce message. (on sait que ce n’est pas le frère, mais tout laissait penser que c’était lui) (avec de l’ironie, on veut faire comprendre que le frère est bien l’auteur de la lettre, il ne peut pas y avoir d’autre responsable).
 
pour : peut introduire une opposition ou une concession.
Exemple : Pour un animal, il est plutôt intelligent. (un animal ne devrait pas être aussi intelligent)
Pour un débutant, tu te débrouilles plutôt bien.
 
 
 
vélo_fontaine.jpg

  

** Exercices **



Exercice 1: Reliez ces phrases avec une conjonction de subordination (différente à chaque fois), où la subordonnée exprime l’opposition ou la concession.
- Elle veut devenir une star. Elle n’aime pas être prise en photo.
- Il voyage beaucoup. Il n’a jamais pris l’avion.
- Tu n’es pas d’accord. J’irai à cette soirée.
- Vous avez choisi ce restaurant. Vous auriez dû en choisir un meilleur et moins cher.
- Tu voyages partout. Je veux aller avec toi.
- Il est très malin. Tu as réussi à le piéger.
- Il a étudié à l’université. Son frère a travaillé dès quatorze ans.
 
Exercice 2 : Introduisez une conjonction de coordination entre ces phrases pour exprimer explicitement une opposition ou une concession.
- Tu dis que tu m’aimes. Tu as une petite amie.
- Vous dites que vous avez des problèmes de vue. Vous ne portez pas de lunettes ni de lentilles.
 
Exercice 3 : A l’aide d’un adverbe, exprimez une idée d’opposition ou de concession avec les propositions suivantes.
- Il a dormi plus de douze heures. Il est encore fatigué.
- Il travaille dans le commerce. Il n’a pas de téléphone portable.
- Il est tard. Le soleil n’est pas couché.
- Il ne fait jamais la vaisselle. Il quitte toujours la table pour retourner à ses jeux vidéo.
- La machine à laver était en pane depuis un mois. Il l’a réparée hier.
- Il a travaillé pendant dix ans. Il n’a pas un centime sur son compte en banque.
- Il a une pointe de côté. Il a fini la course en troisième position.
 
Exercice 4 : Transformez ces phrases en introduisant une préposition qui exprime l’opposition ou la concession.
- Ton copain n’a pas volé ma console de jeu. Je ne sais pas qui c’est.
- C’est une personne âgée. Il est très en forme !
- Je suis allé en Chine. Pas toi.
- Tu penses que je n’en suis pas capable. Je vais faire le tour de France.
 

** Lire aussi **

 

 

25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 16:05

Il y a peu de choses à savoir sur l'écriture des nombres en français, mais il est important d'y faire attention.

Les difficultés concernent :

- le trait d'union

- le pluriel (fréquent pour des nombres)

 

A - le trait d'union

La réforme de l'orthographe de 1990 a simplifié l'écriture des nombres. Nous rappelons toutefois ici les deux règles.

Avant 1990, il était obligatoire d'écrire un trait d'union entre tous les chiffres inférieurs à 100. Cela reste aujourd'hui obligatoire. En revanche, il ne fallait pas en écrire pour les chiffres plus grands que 100.

exemple : "mille neuf cent quarante-deux personnes"

Depuis 1990, il est possible d'écrire des traits d'union partout. Il n'est plus une erreur d'en écrire pour les nombres supérieurs à 100 (mais c'est une erreur de ne pas en écrire pour les nombres inférieurs à 100). Ainsi, la règle préconise d'en écrire partout (plus besoin de réfléchir).

NB. si vous choisissez d'écrire des traits d'union pour les nombres supérieurs à 100, alors vous devez en écrire partout!

exemple : "onze-mille-vingt-trois" et pas "onze-mille vingt-trois"* (ce dernier est faux)

 

Le trait d'union ne doit cependant s'écrire qu'entre les adjectifs numéraux cardinaux et pas avec les noms. Ainsi, souvenez-vous que  "millier", "million", "milliard", "dizaine"... ne sont pas des adjectifs numéraux cardinaux mais des noms communs! Ainsi, vous ne mettrez pas de trait d'union autour de ces noms.

exemple : "vingt-deux milliards trois-cent-quatre-vingts millions deux-cent-mille-neuf-cents personnes"

 

B - Le pluriel

Les adjectifs numéraux cardinaux sont invariables! Les adjectifs numéraux cardinaux indiquent des quantités précises : "deux, trois, quatre, cinq..."

exemple : "les quatre filles du docteur"

 

Attention, "vingt" et "cent" présentent une exception s'ils sont multipliés et s'ils ne sont pas suivis d'un nombre.

exemple : "quatre-vingts", "quatre-vingt-un", "deux-cents", "deux-cent-deux", "mille-cent" (1000+100 et non 1000x100)

 

Attention, "millier", "million", "milliard", "dizaine"... ne sont pas des adjectifs numéraux cardinaux mais des noms communs! Ainsi, comme tous les noms communs, ils s'accordent et prennent la marque du pluriel!

exemple : "trois millions deux-cent-mille personnes"

De la même façon, si "cent" ou "vingt" sont multipliés et suivis d'un nom commun (comme "millier", "million", "milliard") et pas d'un adjectif numéral, alors ils prendront la marque du pluriel.

exemple : "quatre-vingts milliards", "deux-cents millions"

 

**Exercice**

Ecrivez en lettres les nombres suivants : (deux réponses possibles)

1999 : ___________________________________________________________

280 : ____________________________________________________________

5300 : ___________________________________________________________

380 220 : _________________________________________________________

80 300 401 : _______________________________________________________

200 480  002 100 : __________________________________________________

 

manifestation.jpg

 

 **réponses à l'exercice**

1999 : mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf ou mille-neuf-cent-quatre-vingt-dix-neuf

280 : deux cent quatre-vingts ou deux-cent-quatre-vingts

5300 : cinq mille trois cents ou cinq-mille-trois-cents

380 220 : trois cent quatre-vingt mille deux cent vingt ou trois-cent-quatre-vingt-mille-deux-cent-vingt

80 300 401 : quatre-vingts millions trois cent mille quatre cent un ou quatre-vingts millions trois-cent-mille-quatre-cent-un

200 480 002 100 : deux cents milliards quatre cent quatre-vingts millions deux mille cent ou deux-cents milliards quatre-cent-quatre-vingts millions deux-mille-cent

 

 

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