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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 09:01

"Chacun" est un pronom indéfini. Au féminin, il fait "chacune". Ainsi, il change de forme selon le genre de ce qu’il remplace. Beaucoup d’apprenants se demandent donc quelle est sa forme au pluriel. La réponse est que "chacun" / "chacune“ n’a pas de pluriel.

 

En effet, "chacun" a le sens de "chaque un" et de "un par un". Ainsi, il désigne des unités, même s’il s’agit d’un ensemble d’unités. L’ensemble constitué est considéré dans chacune de ses unités, une par une.

 

 Ainsi, "chacun" a un féminin : "chacune", mais "chacun" n’a aucun pluriel ! "Chacun" reste toujours au singulier.

 

Exemple : Chacun peut faire ce qu'il veut du moment qu'il ne dérange pas les autres.

 



 Lire aussi
Le pluriel des noms composés
Le pluriel des adjectifs de couleur
l'origine latine du "s" sur certains mots au singulier
accorder : nom, verbe ou adjectif?
leur ou leurs, comment accorder?



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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 13:30

Voici un temps bien curieux du français : le plus-que-parfait. Sa conjugaison correspond à celle d'un temps composé et ce temps témoigne une fois de plus de la précision du français. Il permet en effet d'apporter des nuances dans l'expression du passé.

 Construction :

auxiliaire (être ou avoir) à l’imparfait + participe passé du verbe

 

 Utilisation :

Le plus-que-parfait s’utilise pour exprimer le passé par rapport à un événement passé. Il indique donc le passé dans le passé.

 

 Exemple :

Quand tu es arrivé, j’avais déjà fini de manger.

A moment où son ami arrive (événement passé), la personne qui parle a déjà fini l’action en question : manger.

 


 Exercices :

·        
Complétez les phrases suivantes avec le verbe indiqué au plus-que-parfait :

(Attention ! même si le passé composé est possible, c’est bien du plus-que-parfait que vous devez écrire !)

 

- Lorsque tu m’as vu ce matin, j’ _________ déjà _________ d’y aller. (décider)

- Nous avons vu que vous ___________________ des livres la veille. (acheter)

- Je pense que tu _____________________ ce que nous voulions faire. (comprendre)

- Tu ______________________ ton cours avant le contrôle ? (travailler)

- Si vous ___________________, pourquoi êtes-vous restés ? (finir)

- S’ils ________________________, ils n’auraient pas dit des bêtises comme ça ! (mûrir)

- Elles ________________________ s’endormir bien avant que je sois arrivé. (devoir)

- Vous ______________________ quand je vous ai rencontrés ? (boire)

- Nous ________________________ que vous ne veniez pas. (croire)

 

 

·         Ecris des phrases utilisant le plus-que-parfait en combinant les thèmes suivants :

 

Evénement passé

 

Evénement passé dans le passé

Contrôle surprise                           *

Cours de sport                                *

Fête d’un ami                                 *

Concert de musique du directeur   *

Départ pour des vacances au ski    *

*                    les parents t’ont puni

*     La voiture est tombée en pane

*                Le réveil n’a pas sonné

*                 Manqué le bus scolaire

*           Vous avez un rendez-vous

 

 

Exemple :

1- Je n’ai pas assisté au contrôle surprise car je ne m’étais pas levé à l’heure, mon réveil n’avait pas sonné.


2-_______________________________________________________________________

___________________________________________________________________________


3-_______________________________________________________________________

___________________________________________________________________________


4- ______________________________________________________________________

___________________________________________________________________________


5- ______________________________________________________________________

___________________________________________________________________________









 Lire aussi :

Le passé composé

L'accord du participe passé - règle de base (1/3)

L'accord du participe passé - les verbes pronominaux (2/3)

L'accord du participe passé - suivi d'un infinitif (3/3)



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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 12:54

Le verbe "rendre" possède de nombreux sens. Nous allons étudier ici la construction de ce verbe lorsqu’il signifie "faire devenir".

 

Construction :

Quelque chose/ quelqu’un + rendre + quelqu’un/ quelque chose +  dans un certain état.

 

"rendre" possède un COD et nécessite un attribut du COD, ici exprimé par le "dans un certain état".

Le sujet est l’élément qui transforme le COD d’une certaine façon.

L’état est le plus souvent exprimé par un adjectif (qui peut lui aussi être complété par un complément de l’adjectif : "fou de joie“, où "de joie"  est complément de l’adjectif “fou“).

 

exemple : Cette nouvelle l’a rendu fou de joie.

Cette nouvelle" est le sujet, "l’“ est le COD et “fou de joie" est l’attribut du COD (et "de joie“ est complément de l’adjectif "fou"). La nouvelle a donc causé la folie chez cette personne.

 

 

Attention ! Lorsque l’adjectif possède un équivalent comme verbe, on n’utilise alors pas le verbe “rendre“ mais ce verbe, plus précis.

Par exemple : on ne dit pas : Ce film me rend endormi*

mais on dit : Ce film m’endort.

endormi" possède comme équivalent le verbe "endormir".

 

rendre“ est donc un verbe utilisé par défaut lorsqu’il n’existe pas d’équivalent pour l’adjectif utilisé comme attribut du COD.

 

 

 

 Exercice : Les événements suivants provoquent des effets. Exprimez lesquels avec le verbe “rendre“. Diversifiez vos réponses.

 

a-     Un concert de votre groupe préféré a lieu dans votre ville.

______________________________________________________________________________________

 

b-     Le patron d’une des multinationales les plus riches du monde va licencier 10000 personnes dans votre pays.

______________________________________________________________________________________

 

c-     Votre meilleure amie a tout réussi mieux que vous.

______________________________________________________________________________________

 

d-     Un parent a interdit à son fils de jouer à son jeu vidéo préféré.

______________________________________________________________________________________

 

e-     Un présentateur de télévision vient de commettre la plus grosse gaffe de sa vie devant des millions de téléspectateurs

______________________________________________________________________________________

 

f-      Le président de votre pays vient de donner sa démission.

______________________________________________________________________________________

 

g-     Vous venez d’écouter un professeur ennuyant pendant trois heures.

______________________________________________________________________________________

 

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  Lire aussi :

les verbes de conséquence

Exprimer la conséquence : Conjonctions, Adverbes et Prépositions
Activité : exprimer la conséquence
argumentation absurde

 

 

 


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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 12:41

La conséquence exprimée par le verbe

Afin d’exprimer la conséquence, il existe en français un certain nombre de verbes dont vous nous donnons ici une liste, non exhaustive certes, mais permettant déjà de diversifier suffisamment son expression. Chaque verbe a son utilisation propre, ses nuances, dont vous trouverez ici une première description et des exemples.

 

Causer

 

 




Créer

 

 

 

Provoquer

 

 

 

Entraîner

 

 

 

Engendrer

 

 

 

Amener

  
 

 

Aboutir à

 

 


 

Produire

 

  
 

Permettre

 


 

 

Rendre

 

 

Donner

 

Etre la cause de quelque chose (de négatif et concret). Produire un effet. Occasionner.

Ex : Les grandes invasions ont causé la chute de l’Empire Romain. (conséquence négative)

 

Tirer du néant. Inventer, imaginer, fonder, instituer.

Ex : Tes bêtises vont nous créer des ennuis. Cette situation crée de nouvelles opportunités. (apparition de choses qui n’existaient pas avant)

 

Provoquer + nom : Inciter à un comportement violent. Appeler à. Défier. Etre la cause de.

Ex : La réunion du Tiers-Etat a provoqué la chute de la monarchie. (la production du premier événement est l’élément qui déclenche l’apparition du deuxième)

 

Traîner avec soi, après soi. Influencer, avoir pour conséquence.

Ex : La grande sécheresse a entraîné une très grave famine. (le second événement suit logiquement le premier dans le temps)

 

Procréer (faire naître), causer, produire, donner lieu à.
Ex : Cette nouvelle loi va engendrer une nouvelle forme d’exclusion dans la société. (une situation nouvelle apparaît, naît)


Mener vers. Tirer à soi. Produire, causer, occasionner.

Ex : Une crise économique amène toujours beaucoup de misère dans un pays. (le premier événement apporte le second après lui).

 

Se terminer. Réussir.

Ex : Toutes ces décisions irréfléchies vont aboutir à une catastrophe. Cet entraînement rigoureux a abouti à la formation d’une équipe efficace. (la conséquence est le résultat final du processus)

 

Faire naître, créer. Causer.

Ex : La nouvelle de la fermeture de l’usine a produit une vague d’indignation dans le pays. (Le premier événement est l’origine de l’existence du deuxième)

 

Donner liberté, pouvoir de dire, de faire. Autoriser, tolérer.

Ex : L’augmentation du chiffre d’affaire de l’entreprise a permis la création de nouveaux emplois. (La conséquence devient possible par l’existence de la cause)

 

Rendre qqn + adj. (état) : Faire devenir = mettre qqn en + nom

Ex : L'obscurité le rend peureux. (La cause change l’état d’une personne)

 

Donner qqch à qqn : Faire don, accorder, procurer. Causer. Fournir.

Ex : Le chocolat lui donne des boutons. (La situation initiale, le premier élément produit un effet sur qqn ou qqch.)


 Voir aussi :
le verbe rendre et la conséquence
Exprimer la conséquence : Conjonctions, Adverbes et Prépositions
Activité : exprimer la conséquence
argumentation absurde




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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 12:12

 Comme tout adjectif, l'adjectif de couleur doit s'accorder en genre et en nombre avec le nom qu'il accompagne. Mais bon, c'est du français et il y a des exceptions.

exemple de la règle générale : Des fleurs blanches décoraient les fenêtres du manoir.
"blanches" s'accorde avec "fleurs" qui est féminin pluriel.

autres adjectifs de couleur s'accordant : bleu, rouge, blanc, noir, gris, brun, violet, jaune, vert, blond, beige, pourpre, écarlate, etc.


 Les exceptions ne sont pas très nombreuses, et faciles à retenir. Les noms de choses utilisées comme adjectifs de couleur sont invariables : marron, orange, abricot, acajou, brique, bronze, champagne, cerise, citron, crème, fuchsia, grenat, indigo, kaki, marine, noisette, ocre, olive, or, paille, pastel, safran, turquoise, etc.

exemple : Des chaussures marron, des pulls orange.

Bien que le nom qui les accompagne soit au pluriel, les adjectifs ne s'accordent pas.

 


 Il y a des exceptions à la règle des exceptions (nous sommes bien en français).
Rose, fauve et mauve s'accordent avec le nom qu'ils accompagnent!

exemple : des jupes roses.
Bien que "rose" désigne aussi une fleur, il s'accorde avec "jupes" au pluriel!



 Enfin, des adjectifs de couleur composés ne s'accordent jamais. Là au moins, c'est simple.

exemples : des yeux bleu-vert, des pantalons bleu marine, des tee-shirts vert foncé, des blousons bleu clair, etc.


Exercice : Mettre au pluriel.

- Un vêtement bleu : _________________                  Une robe rose : __________________________

- un pull marron : ____________________                 Un jean bleu clair : ________________________

- Un ciel bleu-vert : __________________                  Un livre rouge : ___________________________
- Un crayon vert foncé : ________________              Une étoile jaune : __________________________


 






 Lire aussi :
Les fonctions de l'adjectif : épithète, attribut...
Le pluriel des noms composés
Le pluriel de "chacun"
accorder : nom, verbe ou adjectif?
l'origine latine du "s" sur certains mots au singulier




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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 11:08

Les verbes "savoir" et "connaître" ont un sens proche mais une utilisation différente. Ils sont souvent confondus par les apprenants étrangers.

 

 

  "savoir" s’utilise avec un verbe ou une proposition subordonnée :

Savoir + verbe infinitif

Savoir + proposition subordonnée

 

exemple : Je sais nager.

                  Je sais qu’il va venir.

 

Notons que ces structures autorisent la construction avec un pronom :

exemple : Je le sais. ("le" peut remplacer un verbe ou une proposition)

 

On NE peut PAS utiliser "savoir" avec un nom :

exemple : Je sais le violon*. Cette phrase est incorrecte. On dira plutôt : Je sais jouer du violon.

 

=> exception:

L'usage introduit pourtant parfois la possibilité d'utliser "savoir" avec certains noms: "une poésie"/"un poème", "une table de multiplication", "une leçon", etc. Ce sont toujours des choses qui peuvent être apprises par coeur. Notez que "connaître" peut toujours être utilisé dans ces cas et que par commodité, vous pouvez retenir qu'il faut utiliser "connaître" avec les noms.

Exemple: je sais mon poème.

 

=> deuxième exception: utilisation de l'attribut du COD

Un nom peut être placé après "savoir" à condition qu'il y ait un attribut du COD. Cette structure s'apparente avec la construction "savoir" + "que" + utilisation du verbe "être".

"Savoir" peut être utilisé avant une proposition introduite par "que".

Exemple: je sais que cet homme est intelligent. (ici, "intelligent" est attribut du sujet "homme")

Cette structure peut être abrégée = je sais cet homme intelligent.

Dans cette phrase, "intelligent" n'est pas un adjectif épithète du nom "homme", mais un attribut du COD "homme". En effet, le sens est le même que celui de la première phrase avec "que". Il faut ainsi considérer que "homme" et "intelligent" ne forment pas un seul groupe de mots, mais deux : "homme"/ "intelligent" (comme s'il était séparé par le verbe "être"). Rappelez-vous en effet qu'on ne peut pas placer un nom (comme "homme") après le verbe "savoir". "Savoir" suivi de "nom" + "adjectif" correspond à une structure savoir + COD + attribut du COD équivalent à une proposition subordonnée conjonctive introduite par "que" et avec le verbe "être" (comme dans notre exemple).

Le sens de "je sais cet homme intelligent" = "je sais que cet homme est intelligent".

Ceci est donc différent de la phrase "je connais cet homme intelligent" où "cet homme intelligent" forme un groupe nominal où "intelligent" est épithète de "homme". Autrement dit, cela signifie simplement: "je connais cet homme qui est intelligent".

En résumé, lorsque "savoir" est suivi d'un nom et d'un adjectif, en principe, il s'agit d'une construction avec un attribut du COD, alors qu'avec connaître, il s'agira d'un nom et de son épithète.

 

Remarquons finalement, au sujet de la notion d'attribut du COD qu'elle est fréquente avec un autre verbe comme "trouver":

Exemple: je trouve cette personne intéressante.

"je trouve" a ici le sens de "je pense que", "cette personne" est la personne que l'on va juger, et finalement "intéressante" est la qualification apportés sur cette personne avec le verbe "trouver".

"trouver" possède cependant une ambigûité, car il peut être utilisé avec le sens de "obtenir après une recherche".

Exemple: je trouve mes clés bleues et on y va.

Ici, le contexte montre clairemrnt qu'il ne s'agit pas qualifier "ses clés" de "bleues", mais bien de les obtenir (des clés qui sont bleues). Ici, "bleues" est épithète de "clés", mais seul le contexte permet de le déterminer.

 

 

 

 

 "connaître" s’utilise avec des noms :

Connaître + nom

 exemple : je connais cette personne.

 

Cette structure permet également la construction avec un pronom :

exemple : je la connais.

 

On NE peut PAS utiliser "connaître“ avec un verbe ou une proposition :

exemple : Je connais qu’il va venir*. Je connais nager*. Ces deux phrases sont incorrectes. On utilisera le verbe "savoir".

 

 

Notez finalement que la différence de sens entre ces deux verbes tient dans le fait que l’on considère que l’on "sait" ce que l’on a appris, alors que l’on "connaît" par expérience.
 

 

=> connaître peut aussi être utilisé dans l'expression "s"y connaître". Elle signifie alors: "être expert". Il s'agit d'une expression figée où le pronom "y" ne renvoie à rien. "Connaître" ne peut absolument pas être remplacé par "savoir" dans cette expression.

exemples: je m'y connais. Je n'y connais rien.

 

On peut préciser le domaine d'expertise avec l'ajout d'un complément introduit par "en". "en" introduira donc la thématique en laquelle la personne est experte (on est expert en quelque chose)

exemple: je m'y connais en informatique.

 

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  Lire aussi :

Pas question / pas DE question

Censé ou sensé ?

s'est/c'est, ses/ces ou sais/sait

voir/voire

Je doute que / je pense que

De jour en jour, jour après jour, au jour le jour

donner / avoir / faire... envie

Les fonctions de l'adjectif : épithète, attribut...

La place de l'adjectif

la structure "un + nom + de + adjectif"


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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 11:40

L’expression "être convaincu" possède quelques particularités dans sa construction.

 

 Etre convaincu de qqch. (nom)

Remarquons la particularité du nom qui suit le "de". En effet, on ne peut pas y placer n’importe lequel. Ce nom doit nécessairement exprimer la nature ou la qualité d’un élément.

être convaincu de la nature/qualité de qqch.

 

exemple : Je suis convaincu de la faiblesse de cette personne. ("faiblesse" est une qualité) 
(= je pense que cette personne est faible)

      On ne dira pas : "je suis convaincu de cette personne*". Cette phrase n’est pas correcte car "personne" n’est pas une qualité.

(= je pense que cette personne*, cette phrase n'a pas de sens)
 

 Etre convaincu par qqn.
Si l’on veut exprimer l’idée que c’est une personne qui nous a convaincu. Il faut utiliser la structure :

"Je suis convaincu par cette personne". C'est le "par" qui va introduire la personne qui nous a convaincu.

Notons qu'il s'agit tout simplement de la structure passive où "par" introduit l'agent.

Rappelons également qu'à moins que la conviction ne soit emportée au moment où le locuteur s'exprime, on utilisera plus facilement une tournure passée pour donner la personne responsable de notre conversion passée à cette conviction.
exemple : J'ai été convaincu par Paul.
(C'est Paul qui a réussi à me convaincre dans le passé et c'est ce qui fait qu'aujourd'hui je crois fermement à cela). 
(forme active = Paul m'a convaincu)

Je suis convaincu par Paul
(ce que dit Paul en ce moment me convainc (présent))
(forme active = Paul me convainc)


 Etre convaincu que + proposition.
enfin, si l'on veut simplement exprimer notre conviction à propos d'une idée il faut utiliser la structure :
"je suis convaincu que + proposition".

Ici, la proposition va exprimer l'idée à propos de laquelle nous sommes convaincus.

exemple : Je suis convaincu qu'il existe des extraterrestres.




Il est possible d'utiliser ces structures dans l'activité suivante : Faire des reproches


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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 16:04

Les verbes "critiquer" et "avoir des critiques" possèdent quelques caractéristiques d'utilisation qu'il est bon de rappeler.


 J’ai des critiques à faire. → Cette phrase est complète. On ne peut pas préciser la teneur de la critique. On peut à la rigueur exprimer le domaine sur lequel il porte. On ne peut pas dire dans la phrase ce que c’est, il faut formuler une deuxième phrase.

exemple : J'ai des critiques à faire à propos de ton comportement. Je n'apprécie pas que tu sortes tous les soirs au lieu de faire tes leçons! 

 On NE PEUT PAS dire par exemple : "j'ai des critiques à faire que tu sortes tous les soirs"*. Cette phrase est grammaticalement incorrecte. 
 



 Je critique + nom
 → je critique ce discours, je critique cette personne. Cette structure est utilisée indirectement, autrement dit, on ne dira pas à quelqu'un qu'on le critique en utilisant cette formule. On l'utilisera plutôt pour exprimer notre position à une tierce personne.  On utilisera donc plus facilement les autres personnes : « tu » ou « il/elle ».

exemple : Il critique sa vision de la politique. → On décrit objectivement une attitude.

Tu critiques beaucoup, mais tu n’agis pas. → On décrit son comportement et on le lui fait remarquer.


 Notez que : « ce que », « le fait que » fonctionnent comme des noms. « Il critique ce que tu fais ». « Il critique le fait que tu ne viennes pas ».

Ce verbe ne doit donc pas être utilisé lorsque l’on veut exprimer une critique directement à une personne. Exemple : « je critique votre attitude » est étrange, car la personne voit bien que l’autre n’est pas d’accord et attend plutôt la raison. Il est préférable de dire : « je désapprouve votre attitude ».

 

 Rajoutons qu’il n’est pas possible de dire « Il critique que… »*. On dira par exemple : « Il critique le fait que… » ou « il critique ce que … ». La formule "il critique" est nécessairement suivie d'un nom.



 Pour des activités de mise en pratique vous pouvez suivre le lien : Faire des reproches




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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 12:05

 

Une difficulté que j'ai pu remarquer lors de mes cours de FLE consiste en la substitution du verbe "douter" par le verbe "penser". Cette confusion est fréquente notamment pour les publics sinophones.

Les deux verbes expriment en effet une idée proche, une incertitude, mais de deux manières opposées. Pour le verbe "douter", on en a une approche négative, alors que pour "penser", l'approche est positive.


 Prenons des exemples :

Je doute que tu l’aies fait. → Je crois que tu n’en es pas capable. Je crois que tu ne l’as pas fait. (négation)

Je pense que tu l’as fait.  → Je crois que tu en es capable. Je crois que tu l’as fait. (affirmation)

 

Je doute qu’il vienne. →Je crois qu’il ne viendra pas. (Le fait énoncé ne se réalisera peut-être pas) (négation)

Je pense qu’il vient. →Je crois qu’il viendra. (Le fait énoncé se réalisera peut-être) (affirmation)

Dans ces exemples, l'opinion de l'énonciateur est nettement différent. Il utilise "je pense" pour exprimer la pensée que cela est arrivé ou va arriver et "je doute" pour exprimer l'idée que cela n'est pas arrivé ou ne va pas arriver.


 Notons également la construction :
"Je doute que" + proposition avec le verbe au subjonctif
"Je pense que" + proposition avec le verbe à l'indicatif







 Notons également la structure qui n'existe qu'avec le verbe "douter" (et donc impossible avec le verbe "penser")

"Je doute de" + nom
exemple : je doute de ton innocence : je crois que tu n’es pas innocent : tu es coupable. (le sens de la négation est conservé)


 



 

 Attention à la différence entre "douter" et "se douter". Le sens est alors différent.

Se douter de quelque chose = soupçonner             

"se douter" a donc un sens positif, comme "penser". Mais à la différence de "penser", il peut être être suivi de la structure "de + nom". C'est donc l'expression à utiliser lorsque l'on veut émettre un doute "positif" dans une structure avec un nom.
exemple : Il se doute de ta venue.
= il pense que tu vas venir, il a des soupçons. (affirmation, l'utilisation de "penser" est impossible dans l'exemple puisque "penser" ne peut pas être suivi de "de" + nom, contrairement à "se douter")


en revanche, dans l'exemple suivant :
Je me doute qu’il ne viendra pas.
= je pense qu’il ne viendra pas (je soupçonne qu’il ne viendra pas, peut-être parce qu’il ne vient jamais, peut-être pace qu’il est malade, peut-être parce qu’il a prévu autre chose, etc.)          

 se douter que = penser que

 

 Pour une utilisation en jeu de rôle, voir Faire des reproches 

 




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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 18:48

L'adverbe "plus" pose un sérieux problème aux lecteurs non natifs francophones. Faut-il ou non prononcer le "s"?

 

  • "plus" / "le plus": comparatif ou superlatif

en tant que comparatif ou superlatif, "plus a un sens positif, il exprime une quantité, un degré plus important de quelque chose.

La prononciation du "s" dépend du contexte d'utilisation.

 

- on prononce le "s" en tant que /s/ lorsque:

il est suivi par un nom (et de la préposition "de")
exemple : Je veux plus de pain.

il accompagne un verbe.

exemples : Je mange plus que toi. C'est toi qui mange le plus.

 

- on ne prononce pas le "s" lorsque:

il est suivi par un adjectif.

exemple : Jean est plus vieux que Paul. (on ne prononce pas le "s" de plus)

il est suivi par un adverbe.

exemples : il court plus vite que toi. Il court le plus vite.

 

- Cas de la liaison: on prononce le "s" comme un /z/

Dans tous les cas où "plus" comparatif ou superlatif est suivi par un mot commençant par une voyelle, on prononce le "s" /z/ pour former une syllabe avec la voyelle qui suit.

exemple : Cette maison est plus ancienne (on prononce "plu "z" ancienne")

cas particulier: avec "plus" exprimant un évolution dans la formulation "plus... plus...", la liaison n'est pas obligatoire (la liaison étant plus soutenue).

exemple : Plus il en parle, plus il invente de faits.

 

 

  • "plus" comme négation

En revanche, on ne prononce pas le "s" lorsque "plus" exprime la négation : "ne plus".
exemple : je ne veux plus de pain.

Il est donc essentiel de déterminer son sens pour le prononcer correctement. La solution est simple. Il faut regarder s'il est accompagné ou non de l'autre morceau de la négation : "ne", ou s'il est précédé du mot "non" (non plus). Dans ce cas-là, on ne prononce pas le "s". S'il n'y a pas ces mots, on prononce le "s".

 Attention, si vous trouvez dans la phrase un autre élément de négation tel que  : pas, point, jamais, personne, etc. vérifiez lequel se situe après le verbe et constitue le second élément de la négation ! 
exemple :  Je n'ai vu personne de plus dangereux que lui ! (ici, la négation est "ne... personne" le "plus" a donc un sens positif et exprime l'idée d'un degré plus grand de dangerosité).  


Ainsi : Je veux plus de pain. (il n'y a pas de négation "ne", l'adverbe "plus" a un sens positif, on prononce le "s". Le sens est que la personne souhaite d'avantage de pain. ).
            Je ne veux plus de pain. (il y a la négation "ne", il s'agit donc de la négation, on ne prononce pas le "s" Le sens est que la personne ne souhaite pas d'avantage de pain).
 

Exercice : Déterminez si l'on doit ou non prononcer le "s" des mots "plus" dans les phrases suivantes.

- Je n'ai plus faim.

- Je veux plus de bonbons.

- Je n'ai pas plus d'argent que toi.

- Il y a plus de brouillard qu'hier.

- Je ne l'ai jamais vu travailler plus de dix minutes par jour.

- Je n'ai pas vu le facteur et le boulanger n'est pas passé non plus.

- Le président a fait un discours plus long que d'habitude.

 

 

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**réponses à l"exercice**

 P= prononcé, NP=non prononcé

NP - P - P - P - P - NP - NP

 

 

**Lire aussi**

il suffit de ne plus



   


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