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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 00:49

Le sonnet est un type de poème dont la forme est codifiée. Il appartient donc au genre littéraire de la poésie.

Il est composé de quatre paragraphes appelés des strophes. Les deux premières strophes contiennent quatre lignes, appelées des vers. Une strophe de quatre vers s'appelle un quatrain. Les deux strophes suivantes comportent trois vers chacune. Une strophe de trois vers s'appelle un tercet.

En poésie, il est important de faire attention aux rimes. La rime est réalisée par la répétition des mêmes sons en fin de vers différents. Plus il y a de sons identiques plus la rime est riche. Dans un quatrain, les vers doivent être couplés deux par deux avec des rimes. Pour les tercets, il doit y avoir deux vers qui riment à l'intérieur de chaque tercet, et une rime commune entre un vers de chaque tercet.

Un autre aspect essentiel de la poésie en français est le comptage des syllabes. En principe, chaque vers doit contenir le même nombre de syllabes. Le nombre de syllabes le plus apprécié dans un vers est de 12, on appelle ce type de vers un alexandrin. Dans l'idéal, pour un vers de 10 syllabes (décasyllabe) ou de 12 syllabes (alexandrin), l'on doit réaliser une césure à la moitié du vers (5 ou 6 syllabes). Chaque demi-vers est appelé un hémistiche. Cela correspond au fait que la sixième syllabe doit être la fin d'un mot, et non le milieu d'un mot. Cela permet de réaliser éventuellement une courte pause et d'avoir le même rythme sur différents vers "longs". On trouve dans certains poèmes une rime réalisée à la césure.

Nous proposons ici un exemple de sonnet réalisé en alexandrins.

là-bas, un couloir bleu. cela est si étrange,

ou si beau. on dirait qu’il y a un rond d’or

au fond. un être vole ; il est blanc c’est un ange,

et le chemin magique où le soleil s’endort.

 

des pieds nus foulent l’antre et se recouvrent d’or,

le vent trompeur flatte des muscles si avides,

l’homme, le visage caché sous des poils morts

et délaissés, scrute ce rond de ses yeux vides.

 

il marche doucement et entre sous la voûte,

son corps s’efface, se confondant à la route.

pour atteindre son but, il suivra un nuage.

 

la mer est infinie, le ciel ne tend de main,

pour toucher le soleil, il n’y a qu’un chemin

vers les astres endormis, il a pris le passage.

 

 

Soleil couchant

18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 03:41

Il est de coutume d’écrire une petite lettre ou carte de remerciements à toutes les personnes qui ont fait un cadeau aux mariés.

Cette lettre comporte un petit mot de remerciements et une photo avec les mariés.

Le petit mot n’a pas besoin d’être très long, mais vous aurez certainement à cœur d’être originaux.

 

Je vous propose ici un exemple, que j’ai écrit moi-même qui pourra peut-être vous inspirer. Il est écrit sous forme de poème, un sonnet en alexandrins (12 syllabes par vers), sans être trop rigide sur la forme :

 

 

Par une journée de septembre ensoleillé

Sans grands rois, grands rituels, ni palaces dorés

Une simple journée pour tous se retrouver

Un instant ordinaire à jamais transformé

 

Deux pays éloignés, le ciel pour trait d’union

Nos liens entremêlés pour montrer l’essentiel

Un moment pour défier l’éternel, et le ciel

Lui-même qui s’invite à la célébration

 

Un point dans le temps pour marquer l’éternité

Une empreinte laissée pour un sublime « nous »

Une toile tissée avec chacun de vous

 

Une pensée, un mot, la générosité

Ont à jamais marqué ce jour et les suivants

Recevez notre joie et nos remerciements

 

 

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Voici quelques explications à propos de ce sonnet qui pourront peut-être vous aider à personnaliser votre idée et à écrire votre texte.

 

1ère strophe

-       Le mariage a eu lieu en septembre, et il faisait beau. Le « ensoleillé » est au masculin pour la rime masculine avec « transformé », et il se rapporte donc à « septembre ». C’est le mois qui est ensoleillé en ce jour, ce qui contribue à l’idée qu’un point symbolise une durée supérieure à la journée elle-même.

-       Le mariage s’est fait en toute simplicité. Cela permet de focaliser sur des valeurs plus fondamentales, comme le fait de tous se retrouver ce jour-là : être ensemble

-       Le mariage n’est pas une journée comme les autres, pourtant le temps s’écoule de la même façon que les autres jours. Ce que l’on fait d’une journée la rend spéciale ou non. Ce jour-là, tous rassemblés, est une journée que l’on fait devenir spéciale.

 

2ème strophe

-       Les mariés viennent de deux pays différents, il faut prendre l’avion pour aller de l’un à l’autre. Le ciel peut alors être interprété comme le trait d’union entre les deux pays/mariés. Le ciel, c’est aussi le divin, et en ce jour de mariage, il s’agit de l’union de deux individus de deux pays différents.

-       Les liens, il s’agit des liens du mariage, mais aussi des liens entre chacun des convives : famille, amis ; tout le monde est proche. Nous en parlions avec la simplicité de la célébration : ici, les liens entre les individus sont mis en valeur. En ce jour de mariage, il s’agit du plus important.

-       Un mariage, c’est l’affirmation que ce qui existe en ce moment existera pour toujours. Autrement dit, on affirme à un instant donné, à un point dans le temps, que ce point vaut pour l’éternité. Il s’agit d’une forme de défi à l’éternel : nous êtres limités, affirmons que ce lien existera pour toujours. Le ciel, le divin, introduit ici avec un enjambement (et plus précisément un contre-rejet, car la phrase débute au début du vers précédent) peut être à la fois compris comme un élément défié, toujours dans cette idée d’êtres limités face au divin, mais aussi et surtout (le « et » est précédé d’une virgule » comme l’élément qui s’invite à la célébration. « Le ciel » peut être ici le beau temps qu’il a fait, ou bien le divin -  quelle que soit la façon dont on le comprend - qui est bien présent en ce jour de mariage.

 

3ème strophe :

-       La troisième strophe insiste sur la notion de « sublime », qui est en esthétique la représentation d’un affrontement entre l’infini et le limité, le tout puissant et le très faible, ce qui s’oppose à la notion de « beau » qui fait référence à l’harmonie (à laquelle on pourrait aussi faire référence pour un mariage). Le sublime est ici généré par cette affirmation de l’éternité en un instant du temps : il y a donc opposition entre cet instant limité : l’instant de la célébration, et l’infini : l’éternité du mariage et de l’amour affirmé en ce jour. L’instant est symbolisé par une empreinte : quelque chose qui reste longtemps après que l’événement ait eu lieu. L’empreinte peut être une signature, ou juste cette journée dans les mémoires.

-       Le « nous » peut être à la fois les mariés ou les mariés et les invités, tous réunis pour affirmer comme acteurs ou témoins cette éternité. Mais lorsqu’il rime avec « vous », le « nous » signifie les mariés, en harmonie avec les invités.

-       La notion d’art revient avec la « toile », comme un tableau, une peinture qui fige l’instant pour toujours. La peinture comme art convient bien avec cette idée d’opposition entre l’instant et l’éternel. Cette toile peut être comprise comme l’assemblage des liens entre toutes les personnes présentes, ce qui crée la matière de cette œuvre d’art, ou bien comme l’œuvre elle-même, cet instant figé dans le temps comme sur un tableau. « Avec » peut donc à la fois signifier que la toile elle-même est composée de ces liens (la matière, le support), ou bien que la scène figée sur cette toile (peinture) représente aussi chacun des convives.

 

4ème strophe

-       Il s’agit de la strophe des remerciements à proprement parlé : référence à ce que chacun a apporté : un cadeau (générosité), mais pas seulement : félicitations, petits mots dans le livre d’or, etc.

-       La notion de « marque » revient également, comme l’instant qui signifie plus que lui-même, qui signifie l’éternité.

 

Plus généralement, certains mots clés sont répétés deux fois : « journée, ciel, éternel/éternité, marque… » à la fois parce que c’est pratique (je ne devrais pas le dire) aussi parce qu’il s’agit du chiffre 2, important le jour d’un mariage.

 

***

 

En bref, dites ce que vous voulez, avec les symboles qui vous représentent, relevez les éléments importants qui marquent votre mariage ou votre couple, ajoutez-y des symboles du mariage en général, insistez sur les valeurs qui vous sont importantes, et faites cela dans la forme qui vous arrange le mieux : avec des mots, une image, un dessin, avec ou sans originalité.

Ce sera parfait, car c’est le geste qui compte.

 

 

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 17:13

On écrit des articles en fonction des circonstances de la vie, celui-ci sera donc dédié à mon grand-père.

 

Prononcer un discours à cette occasion n'a rien d'obligatoire. Il s'agit en fait surtout d'un dernier hommage public que vous adressez au défunt. Si vous ne pouvez pas le faire par pudeur, ou parce que vous ne pouvez simplement pas parler à cause de l'émotion, je pense que tout le monde comprendra. Et où qu'il soit, il sait déjà tout ce que vous voulez lui dire.

 

Pour le contenu de cet hommage, vous pouvez parler de votre relation à cette personne (nous parlons ici d'un hommage à un grand-père mais cela reste vrai pour votre grand-mère, un parent proche, un ami...). Vous pouvez parler de sa vie, de qui il était, de ce qu'il aimait, de ce qu'il vous a apporté, du manque que sa disparition va laisser... Vous pouvez exprimer votre ressenti, votre tristesse.

Vous pouvez évoquer des anecdotes qui rappelleront des moments de sa vie. Cela aide beaucoup à se souvenir de quelqu'un et à rappeler qui il était.

 

Vous pouvez aussi jouer sur la forme en présentant votre texte comme une poésie versifiée.



Ecrire un tel texte est particulièrement difficile, pas vraiment pour le contenu, mais en raison de l'émotion que cela génère. Cela peut cependant être un moment important pour faire son deuil, pour dire au revoir et se souvenir de tout le meilleur.

Et si vous ne réussissez pas à l'écrire, il est toujours possible de lire une poésie ou un texte d'hommage d'un écrivain, chanteur ou poète.







*** Voici un texte qui pourra peut-être vous aider et vous inspirer :



 Papy,

Tu étais mon grand-père, bien-sûr, et cela représentait beaucoup pour toi.

Pour un enfant, les grands-parents sont synonymes de vacances, de cadeaux, de jeux avec les cousins ou avec vous.

Votre maison était un lieu de rassemblement, le point de rencontre pour les retrouvailles de toute la famille.

En grandissant, cela n’a pas changé. Vous avez toujours été disponibles, prêts à nous accueillir et à nous dépanner. On ne résume pas en une anecdote à quel point cela était une priorité pour toi, mais je me souviens par exemple à l’université, lorsque j’avais eu un problème de moto, tu m’avais emmené au cours et attendu deux heures jusqu’à la fin dans la voiture. Tu m’avais vraiment surpris ce jour-là.

En semaine tu courrais toujours partout pour aider tout le monde, ou pour travailler dans la vigne ou le jardin. Le dimanche était très différent. Nous allions à la messe le matin, nous mangions tranquillement ensemble, en prolongeant parfois le repas devant un épisode d’une série télévisée et parfois un petit verre de Mélisse Tanaisie, et après la sieste, nous jouions aux cartes tous les trois, toi mamy et moi.

A table, il fallait toujours terminer les plats, mais tu t’arrangeais à chaque fois pour qu’il en reste et que ce soit moi qui finisse. J’avais fini par comprendre le truc et j’en prenais moins au début pour avoir encore faim quand tu m’en reproposais.

Tous les fruits et les légumes provenaient du jardin dont tu étais si fier.

Il fallait travailler aussi et vous nous accueilliez pour les vendanges ou pour tailler la vigne. Nous nous retrouvions dès le matin dans la cuisine devant le journal télévisé à griller nos tartines de pain et à étaler dessus la confiture de mamy faite avec les fruits du jardin. Nous partions ensuite ensemble dans la fraicheur pour affronter la rosée sur les feuilles de vigne. Pour toi, ce n’était pas qu’un travail, c’était ta passion.

Tu étais très gourmand aussi. Je me souviens d’une chandeleur où mamy était malade. Nous étions tous les deux à la maison et tu avais insisté pour que nous cuisinions des crêpes. Nous les avions faites ensemble, et cela avait beaucoup fait rire mamy quand elle l’avait appris. Elles étaient très réussies.

Ce sont toutes ces petites histoires, et tant d’autres encore, dont je me souviendrai et que je raconterai un jour à mes enfants ; très bientôt, c’est promis.

Car ces petites histoires, ce ne sont pas que des petites histoires. Tu représentais beaucoup pour moi aussi.





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Lire aussi

Ecrire un discours d'hommage pour l'enterrement de sa grand-mère

Ecrire un discours de mariage

Travailler son style écrit : les reformulations



 

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 16:38

Ecrire un discours de mariage est une activité difficile. Il s'agit de concilier l'humour et le sérieux, et de s'imaginer le prononcer devant une vaste assemblée. Il s'agit de s'adresser aux mariés tout en prenant en compte tous les participants. Un vrai défi.

 

Il n'y a pas nécessairement de discours à tous les mariages, en tout cas autre que celui d'au moins un marié. Et s'il doit y avoir un ordre, après les mariés, ce sera ensuite au tour des parents (de la mariée puis du marié).

Il n'y a pas non plus de moment idéal. Cela se fait normalement pendant le repas, mais en dehors de cela, à vous de choisir le bon timing. Il est possible que tout se fasse dès le départ, comme il est possible que les discours soient répartis sur le temps du repas.

 

Le contenu du discours de mariage varie selon la personne qui le prononce. Pour les mariés ou les parents, il s'agit de remercier les participants d'être venus. Les mariés pourront remercier spécialement les parents, les beaux-parents, les témoins. Les parents pourront en plus exprimer leur fierté de voir leur fils/fille se marier, et donner quelques conseils aux mariés.

 

Pour les témoins, les frères et sœurs, il n'y a pas de contenu précis d'imposé. Selon votre style, vous pourrez plus ou moins faire de l'humour. Vous devez parler de votre relation aux mariés, évoquer des anecdotes. Dans tous les cas, pensez au public et ne faites des blagues que si elles peuvent être comprises par tout le monde.

Si par hasard il y a des sujets tabous (une relation conflictuelle dans la famille, l'écart d'âge des mariés (si c'est tabou), etc.) évitez absolument de les évoquer, ou alors vous devez être sûr de vous et de votre formulation. Ce n'est pas le jour de réveiller de mauvaises choses...

 

En revanche, n'hésitez pas à rappeler des anecdotes amusantes, qui feront rire l'assemblée, même si c'est un peu aux dépens du/de la marié(e). Rien de bien méchant.

 

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 Voici une activité qui pourrait être reprise en classe.

 

Les objectifs d'une telle activité peuvent être :

- écrire des remerciements

- adresser des félicitations

- évoquer une anecdote personnelle

 

Vous pouvez la formuler de la façon suivante :

- adresser un toast à votre frère/soeur/ami(e) qui se marie.

 

 

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 Nous vous proposons ici un exemple de discours écrit pour un frère :

 

Mon très cher frère,

Tu as toujours eu un esprit plus pratique que moi.

Déjà, à l’époque où nous jouions aux légos ensemble, toi tu préférais jouer à la police, aux pompiers, au temps présent, quand moi je préférais jouer dans l’espace, ou au temps des châteaux forts.

Toi tu aimais bien casser tes constructions, les avoir en petits morceaux tous mélangés ensemble dans une boite, quand moi je les gardais précieusement sur mon armoire. J’étais assez inquiets de les voir passer dans tes mains pour ne plus les revoir entiers.

D’ailleurs, quand tu m’as dit que tu voulais être maçon, cela m’a beaucoup inquiété.

Mais j’ai compris plus tard que ce que tu aimais en fait, c’était construire des choses sans cesse, inventer, expérimenter et utiliser ton esprit pratique, aiguiser ta curiosité, toujours en rapport avec la vie réelle.

Mais tu as toujours su garder un certain détachement avec les choses matérielles, en leur donnant leur juste valeur, parfois en faisant contre mauvaise fortune bon cœur.

Je ne citerai que les situations les plus marquantes, celles qui m’ont le plus fait rire, comme la fois où tu as eu cet accident de mobylette, alors qu’en ayant un peu bu, tu essayais de la démarrer, et qu’elle t’a échappé pour finir dans une voiture stationnée. Quelle surprise a dû avoir le chauffeur en découvrant qu’il avait 50% de torts parce qu’il était mal garé !

Ou alors la fois encore où tu as voulu démonter le vélo pour voir comment tenait le guidon, et que tu n’as jamais pu le remonter. Du coup, tu as gardé ce vélo sans direction pendant des années. Pour ceux qui ne le savent pas, ce vélo n’avait également comme freins que la semelle de tes chaussures.

Tu as toujours eu du talent pour nous faire rire à tes dépens.

Mais vraiment, on a toujours senti chez toi un grand détachement de tous ces problèmes matériels qui décidément ne semblaient pas te toucher. Car après tout, tu t’en es toujours bien sorti.

Non, ce qui a toujours compté pour toi, ce sont les relations humaines, le contact avec les gens, l’amitié, l’amour. Tu es quelqu’un de généreux, quelqu’un qui a vraiment un grand cœur. C’est une qualité humaine rare. Tu as une telle gentillesse, sincère, et avec tout le monde que l’on a envie de te le rendre, et que l’on te respecte. J’ai même entendu dire qu’on t’avait donné deux voitures (tu avais cassé la première).

Finalement, le point commun que l’on aurait peut-être, c’est le goût du voyage, de la mobilité, un certain esprit d’indépendance, qui nous a porté tous les deux là où nous devions rencontrer notre chère et tendre, toi à Marseille, moi en Chine.

Et puisque tu aimes le voyage, je reprendrai les paroles de Kirkegarrd, un philosophe danois : « Le mariage est et restera le voyage de découverte le plus important que l'homme puisse entreprendre. » Søren Kirkegaard

Alors bon voyage mon frère.


 

Ma très chère belle-soeur,

J’ai longtemps cru que ma première belle-sœur viendrait d’un autre frère, plus aventureux avec les filles, un peu plus coureur. Mes illusions sont tombées le jour où, je ne sais pour quelle raison, je ne sais pas ce qu’elle lui a fait (est-ce la fois où son père l’a menacé avec un fusil de chasse ?) il a rompu avec sa copine, et est parti en courant. Depuis lors, on n’a plus entendu parler de copine…

 

Ceci-dit, moi, tout ce que je connais des relations avec sa belle-famille, ce sont les problèmes de communication. Il faut dire que dans mon cas, il s’agit de parler chinois.

 

Je pense que nous n’aurons pas ce genre de problème, quoi que j’aie entendu dire par des apprenants de français langue étrangère que lorsqu’ils avaient l’accent du sud pour leurs examens, on leur donnait une mauvaise note.

 

Alors maintenant si un jour tu m’appelles au téléphone, maintenant tu as mon numéro, ne sois pas surprise si tu entends quelqu’un de malpoli te répondre « ouais ? », ce ne sera pas un « ouais » de lassitude ou d’énervement, mais un « wei » chinois, puisque c’est ce que l’on se dit, et que comme mon interlocutrice préférée parle justement chinois, j’ai pris l’habitude.

 

Je finirai donc par ces mots pour tous les deux : Gong Xi Gong Xi !

 

 

 

 

Lire aussi

Travailler son style écrit : les reformulations

Ecrire un discours d'hommage pour l'enterrement de son grand-père

 

 


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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 15:57

Rédiger la formule de politesse d'un lettre


La formule de politesse est un élément très formel de toute lettre, généralement à peine lue, mais cependant absolument obligatoire. Cela est une marque de respect pour votre destinataire, et si celui-ci ne la lit même pas, il saura pourtant remarquer si vous l’avez oubliée. Il est évident que dans un courrier officiel, pour une quelconque transaction commerciale, pour une recherche d’emploi ou quelque autre demande, il vous faudra la soigner.

 

Si vous écrivez au contraire à des gens dont vous vous sentez plus proche, ou qu’il y a moins besoin d’être très formel, vous devrez adopter des formules de politesse moins soutenues, mais tout aussi respectueuses.

 

Il n’y a finalement qu’avec vos amis et à vos proches que vous pourrez adopter des formules de politesse très simples et conviviales.

Il s’agit de ne pas confondre les genres.

 

 

 

 Les formules soutenues :

 

Ce sont les plus codées et les plus longues. Avant tout, il s’agit de faire une phrase complète, et grammaticalement correcte (même si elle peut paraître obscure). En effet, le français aime les phrases. Un simple mot, de par sa nature, n’a pas une dimension complète. On pourrait avoir l’impression que vous l’avez bâclée. Une phrase donne de l’emphase, de l’importance, souligne l’aspect essentiel de ce moment de la lettre.

 

Il existe quatre verbes que vous pouvez utiliser : "accepter", "agréer", "croire" et "recevoir". "agréer" est le plus utilisé, mais les autres sont bien aussi.

 

Ainsi, vous pouvez écrire des formules du type :

 

 

« Je vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées. »

 « Je vous prie d’agréer, Monsieur, mes respectueuses salutations. »

« Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée. »

« Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de ma plus haute considération. »

 

« Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées. »

« Veuillez agréer, Monsieur, mes respectueuses salutations. »

« Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée. »

« Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de ma plus haute considération. »

 

 

«  Je vous prie de recevoir, Monsieur, mes salutations distinguées. »

« Je vous prie de recevoir, Monsieur, mes respectueuses salutations. »

 « Je vous prie de recevoir, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée. »

« Je vous prie de recevoir, Monsieur, l’expression de ma plus haute considération. »

 

« Veuillez recevoir, Monsieur, mes salutations distinguées. »

« Veuillez recevoir, Monsieur, mes respectueuses salutations. »

 « Veuillez recevoir, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée. »

« Veuillez recevoir, Monsieur, l’expression de ma plus haute considération. »

 

 

« Je vous prie de croire, Monsieur, en l’expression de ma considération distinguée. »

« Je vous prie de croire, Monsieur, en l’expression de ma plus haute considération. »

«  Je vous prie de croire, Monsieur, en l’expression de ma profonde gratitude. »

 

« Veuillez croire, Monsieur, en l’expression de ma considération distinguée. »

« Veuillez croire, Monsieur, en l’expression de ma plus haute considération. »

« Veuillez croire, Monsieur, en l’expression de ma profonde gratitude. »  

 

 

« Je vous prie d’accepter, Monsieur, l’expression de ma plus profonde gratitude. »

« Veuillez accepter, Monsieur l’expression de ma plus profonde gratitude. »

Etc.

 

L’idée de "gratitude" implique généralement qu’il y ait dans la lettre une demande, ou la formulation d’un remerciement.

 

Il est possible de remplacer les "je" par des "nous" (et d’accorder ensuite le reste).

 

Vous écrirez "Monsieur" ou "Madame" ou les deux selon la personne à qui vous vous adressez (ou même encore "Mademoiselle"). N’oubliez pas la majuscule, un signe important de politesse à son égard. (nous vous conseillons de vous documenter à ce sujet, car il est toujours mieux perçu de s’adresser directement à la personne et de savoir par avance de qui il s’agit).

Placez le "Monsieur", "Madame“, "Mademoiselle" entre des virgules.

Dans le doute sur le sexe de votre interlocuteur, n’hésitez pas à mettre les deux. L’on conseillait autrefois de ne mettre que "Monsieur", mais les droits de la femme avancent en France, et vous pourrez montrer ainsi votre soutien à ce fait, et à la parité, et ainsi votre ouverture d’esprit qui peut être perçu comme un bon point pour vous. Surtout si la personne est une femme. Et au pire, on aura l’impression que vous vous adressez aux responsables, au pluriel, qui sont souvent plusieurs dans une entreprise.

Notez que si toutefois vous écrivez à une personne morale, vous devrez utiliser malgré tout la version masculine, au singulier ou au pluriel ("Messieurs").

 

Si vous avez plusieurs lettres consécutives à écrire à la même personne, variez votre formule ! Cela montrera votre grande maîtrise de la langue, ou votre attention à vous renouveler.

 

 Ne pas parler de "sentiments" dans la formule. Cela a été répandu, et beaucoup de sociétés l’utilisent aujourd’hui pour écrire à leurs clients, leurs employés, etc. mais cela génère une ambigüité au niveau de votre rapport à cette personne (je pense notamment aux rapports hommes/femmes). Cette formule est donc de préférence à éviter pour les particuliers, .

 De même, ne pas parler d’"assurance" dans la formule, qui évoque une notion de hiérarchie (sauf si vous êtes le patron et que vous écrivez à des employés…)

  
 

 

 N’hésitez pas à nous poster vos formules de politesse préférées ! Il en existe de nombreuses variantes, n’hésitez pas à nous les faire partager ou à nous demander notre avis !

 

 

 

Les formules modérées :

Vous avez déjà échangé des courriers avec votre interlocuteur, il a déjà sans doute lui-même commencé à adopter des formules de politesse plus légères, vous pouvez maintenant vous aussi alléger votre courrier.

Les formules plus modérées que nous allons présenter ici restent tout à fait convenables, mais moins formelles. Il s’agit en effet simplement d’expressions voire de mots et non plus de phrases.

 

Il y en a une en fait qui s’impose généralement et que tout le monde utilise :

 

« Cordialement »

 

Elle est extrêmement pratique, polie et nous vous la conseillons donc. Il y a moins besoin de réfléchir lorsque l’on a moins besoin d’être poli. Si vous voulez toutefois varier un peu, il existe aussi :

 

« Bien cordialement »

« Cordialement vôtre »

«  Sincèrement »

« Sincères salutations »

Etc.

 

 

 

Les formules amicales :

Elles s’adressent plutôt à vos proches. Là encore, évidemment, vous pouvez être plus ou moins proches.

 

Si vous voulez garder une certaine distance polie, utilisez quelque chose comme :

 

« Amitiés »

 

Si au contraire, les relations sont très proches, il y a beaucoup de variantes possibles :

 

« Salut », la plus neutre des salutations amicales,

 

 

« Gros bisous »

« Bisous »

« Bises », plutôt féminin, ou intime

 

On finira souvent par des variantes du « au revoir », type :

 

« A bientôt »,

« A la prochaine »

« A plus tard » que l’on pourra abréger en :

«  à plus », voire

« à+ »

« ++ »

« + » (très fréquents dans les courriels, ou sur les discussions en ligne)

 

Et comme l’amitié autorise beaucoup de chose, chacun définira ses propres conventions.

 

 

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 Lire aussi :
Rédiger une lettre
Rédiger une lettre de motivation
enseigner les mots de politesse



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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 08:42

Sujet : Le théâtre doit-il dénoncer la noirceur des hommes et du monde ou divertir le spectateur ?

 

Voici un sujet où un plan paraît si évident qu’il peut paraître superflu de construire progressivement sa problématique.

 

Pourtant la problématique est une étape essentielle de toute dissertation, et ce serait une erreur de ne pas travailler sérieusement sur celle-ci.

 

 

  Elaborer une problématique

Toute problématique vise un objectif : dégager l’intérêt de la question posée.

Une question vous est posée, elle doit avoir du sens, et un problème fondamental doit en être la source. Explicitez-le.

 

Il est également nécessaire d’accepter les présupposés d’un sujet. Ce sont des éléments que vous ne pouvez pas remettre en question. Mieux, vous devez les expliciter et les justifier.

 

Pour cela, vous devez partir des mots du sujet : les définir, mais aussi expliciter leur rapport, comprendre pourquoi ce sont ces mots-là qui ont été choisis.

 

 Ainsi, vous commencez par relever les mots essentiels :

-          théâtre,

-           doit  (nécessité),

-          dénoncer la noirceur des hommes,

-          ou (alternative, exclusive ?)

-          divertir le spectateur

 

 Il ne vous aura pas échappé que ce sujet parle de la fonction du théâtre. On vous en propose deux possibles : dénoncer la noirceur des hommes, ou divertir le spectateur.

 

Il est donc présupposé que le théâtre a une fonction. Vous devez l’accepter. Plus encore, cette fonction est soit celle de dénoncer la noirceur des hommes, soit de divertir. Et cela est posé comme une nécessité (doit). Vous devez l’accepter et le justifier.

Si donc vous êtes de ceux qui pensent que le théâtre est un art, et que comme tout art il ne sert à rien, il vous faudra vous adapter (évitez de soutenir qu’il ne sert ni à l’un ni à l’autre, vous manqueriez sans doute l’essentiel du sujet). Si d’un autre côté vous êtes de ceux qui pensent que le théâtre sert à autre chose, il n’est pas exclue que vous puissiez en parler, mais à la fin de votre dissertation, voire même en ouverture seulement.

 

 Alors, pourquoi et comment le théâtre servirait-il à quelque chose ?

Commencez par vous poser des questions sur la spécificité du théâtre. Qu’est ce que cet art a de particulier ? En quoi se distingue-t-il des autres ?

Travailler par opposition vous apportera souvent des éléments importants.

Le théâtre, qu’est-ce ? qu’a-t-il de particulier ?

C’est un art vivant, il peut/doit être représenté par des acteurs avec une mise en scène (une pièce de théâtre a aussi une dimension écrite, le fait que cela peut être joué y apporte une dimension vivante, celle de la représentation). Le théâtre met en scène le monde, la vie.

Le théâtre utilise le dialogue. Les personnages se parlent entre eux. Oui, mais de quoi parlent-ils ? Les sujets évoqués, les discours concernent les personnages, mais ils s’adressent aussi aux spectateurs. Le théâtre est un moyen d’expression ; c’est une double énonciation.

Ainsi, par son moyen d’expression propre, le théâtre a la possibilité d’aborder des thèmes variés. Quels sont les thèmes qu’il doit aborder ?

 

 Et maintenant, qu’ont ces fonctions proposées de commun et de divergeant ?

N’oubliez pas qu’en plus de définir, vous devez mettre en rapport les éléments mis en question.

La question propose une vision sombre des hommes et du monde : "la noirceur". Le théâtre ne pourrait-il pas parler des belles choses ? (autre fonction non abordée ? si vous le souhaitez, cela sera évoqué à la fin seulement). Et que dire de l’alternative proposée : divertir. Parler de choses moins importantes, futiles ? N’y aurait-il pas là une tentative d’oublier la noirceur du monde ? Ce sujet en serait bien pessimiste. Mais divertir, n’est-ce qu’oublier ce qui est important, cela ne pourrait-il pas également prendre une dimension positive ? A vous de statuer.

Car finalement, n’est-il pas possible de se divertir, même en abordant des thèmes importants, par la parodie, la caricature, l’absurde, etc. ?

 

 Toutes ces questions et ces réponses constituent votre problématique, vous en avez dégagé les enjeux, le sens, les implications. Vous avez pu formuler l’intérêt du sujet : « le théâtre est un moyen d’expression, qui peut représenter les hommes et leur vie. Doit-il l’utiliser pour faire prendre conscience des aspects négatifs des hommes et du monde, ou bien doit-il au contraire faire oublier ces aspects, et changer les idées du spectateur, le divertir ? »

 

 Votre plan découle de la problématique et de la façon dont vous l’aurez présenté. Vous devrez parler de ces différentes fonctions, qui existent toutes en fait, et vous devrez donner des exemples. Vous pourrez, en troisième partie, parler du divertissement au travers de la dénonciation de la noirceur des hommes et du monde.

 

 

 

  Lire aussi :
Organisation de la dissertation
exemple de plan de dissertation
les épreuves du bac de français
La question préalable à l'épreuve écrite du Bac de Français
Le commentaire de texte
exemple de plan de commentaire de texte sur Anna Gavalda
commentaire de texte : plan sur les Lettres persanes
l'épreuve orale du baccalauréat de français
l'épreuve de synthèse de documents


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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 10:48

Vous recherchez du travail en France, vous voulez entrer dans une école et on vous demande d’écrire une lettre de motivation. Voici quelques principes à respecter.

 

Rédiger une lettre de motivation est souvent source d’angoisse. Les enjeux sont importants : trouver du travail, entrer dans une école, etc. Il s’agit donc de partir sur de bonnes bases et de ne pas manquer les rudiments de l’écriture de ce genre de document.

 

 Manuscrite ou imprimée ? La règle voudrait que les lettres de motivation soient manuscrites. Ceci-dit, le monde évolue, et le fait de pouvoir postuler à une offre par internet développe la possibilité d’envoyer des fichiers textes à ses employeurs. Les lettres imprimées ne sont donc plus exclues, et même parfois nécessaires. Il existe toutefois encore des employeurs de l’ancienne école qui préféreront voir que vous avez fait l’effort de leur écrire à la main. Faites toutefois attention à la présentation et à l’orthographe !

 

 

 Laissez vos coordonnées en haut à gauche, comme dans une lettre normale. Votre interlocuteur aura certainement des dizaines d’autres lettres, si le document est séparé de votre CV, autant qu’il puisse savoir à qui elle est. Indiquez le prénom avant votre nom. Le prénom indique votre individualité, et l’objectif d’une lettre de motivation est précisément de faire remarquer votre originalité.

 

 Vous vous adressez à quelqu’un en particulier. Indiquez son nom en haut à droite, précédé de la mention : « à l’attention de… ».

Ne vous trompez pas ! N’écrivez pas : « à l’intention de … »*.

 

 Il s’agit ensuite d’une lettre, vous devez en indiquer l’objet, le lieu et la date. N’oubliez pas la mention de politesse : Cher Monsieur …, Chère Madame…, Monsieur le directeur, etc.

 

 Vous commencez maintenant seulement à rédiger votre lettre. Comme pour une lettre normale, commencez par parler de votre interlocuteur. Il s’agit à la fois d’une mesure de politesse, mais également de la preuve que vous le connaissez. En effet, il s’agit avant tout de bien cibler votre lettre de motivation. Vous vous adressez à quelqu’un, votre lettre doit être personnalisée et montrer que vous connaissez l’entreprise, l’école, ou la personne à qui vous vous adressez !

 

 N’oubliez pas le principe fondamental qui est que l’employeur a besoin de vous. Vous ne lui écrivez pas pour lui demander quelque chose, mais pour lui proposer quelque chose. La différence est grande. Vous n’en appelez pas à sa pitié pour vous recruter, mais vous lui montrez qu’il a besoin de vous, que vous êtes celui dont il a besoin. Vous devez vous vendre : ne pas demander, mais proposer. Aussi vous éviterez les formules : « je recherche… », et vous utiliserez des formules telles que : « je vous offre… », « je vous propose… », « je mets à votre disposition… », etc. Il a besoin de vous, faites-le lui comprendre. Prouvez-le-lui.

 

 Parlez de vos compétences qui ont un lien avec le profil de l’offre. Montrez par des exemples, votre expérience, des faits vécus, des habitudes, etc. que vous correspondez et que vous possédez les compétences exigées.

 

 

 Pour clore votre lettre, proposez de rencontrer la personne à qui vous vous adressez. Concluez avec une formule de politesse appropriée, soutenue.

 

N’oubliez pas de signer. (Si vous devez envoyer votre lettre par e-mail, écrivez simplement votre nom avec votre logiciel de traitement de texte. Si vous choisissez de l’imprimer, signez tout de même à la main)

 


 

 

 

Sylvain Lorand

86, rue du Général Burat

75000 Paris

 

 

 

 

 

 

Objet :

Candidature offre d’emploi

 

 

 

A l’attention de

Monsieur Le Goff

Entreprise NBSV

 

 

Paris, le 05 mai 2009

                      Monsieur le Directeur,

 

                     Vous recherchez un agent de … pour … .

 

                    Je vous offre me compétences à un poste de … pour une durée de un an renouvelable.  

 

                    Je mets à votre disposition mes compétences en … .

 

                   

(…)

 

J'espère vivement pouvoir collaborer avec vous. Je suis ainsi prêt à m'investir totalement dans ce travail et à m'adapter aux réalités pratiques du terrain. Je serais ravi de vous rencontrer prochainement.

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de ma considération distinguée.

 

 

 

Sylvain Lorand

                                                                                                                                  

 

 

 

 

 

 Lire aussi :
Rédiger une lettre
Les formules de politesse



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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 18:06

L’épreuve de français du baccalauréat, proposée à la fin de l’année de première se base sur une thématique et un corpus de textes. Elle commence par une question ou deux portants sur l’ensemble du corpus nécessitant une bonne compréhension et une interprétation des différents textes. Il s’agit le plus souvent de faire une comparaison des textes, de dégager leurs spécificités, leurs points communs et leurs différences. Cette question servira éventuellement pour vous orienter vers le sujet de dissertation, ou pour vous ouvrir sur la problématique soulevée dans les textes qui servira à l’interprétation du texte pour le commentaire composé.

 

 L’organisation de la réponse se construit comme un petit commentaire de texte. Vous commencerez toutefois par recopier la/les question(s).

 

Ensuite, il faut commencer par une petite introduction. Apres une petite amorce qui introduit le thème général à l'origine du regroupement de vos textes, vous donnerez le titre des œuvres de chaque extrait et le nom des auteurs. Vous compléterez ceci par une description extrêmement succinte de ces différents textes. Vous rappelerez ensuite la/les question(s) posée(s), et enfin, vous annoncerez également le plan de votre réponse. L'introduction de la question préalable est donc très différente d'une introduction de commentaire littéraire. Vous n'avez pas besoin ici d'élaborer de problématique. Votre introduction devra faire environ cinq lignes.

 

Pour cette question, il est possible de répondre texte par texte, mais il est généralement préféré de traiter la question par idée et de comparer au fur et à mesure les différents textes entre eux. Dans tous les cas, vous devez parler de tous les textes ! Prenez des exemples du texte. Vous diviserez votre réponse en paragraphes, en suivant votre plan.

 

Concluez rapidement avec une petite conclusion (1 phrase ou deux) en donnant la réponse à la question posée de façon résumée, et avec les principaux éléments que vous avez développés.

 

Le tout devra faire une page ou moins.

 

Examen

24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 14:35

Une synthèse n’est pas résumé ni un commentaire de texte. Il ne s’agit pas d'expliquer ou de redonner le sens et toutes les idées soulevées par le/les auteurs, mais d’en donner un condensé organisé et non exhaustif. Il vous faudra cependant parler de tous les documents que vous aurez à synthétiser.

La synthèse est une épreuve demandée dans des examens comme le concours ACCES pour des écoles de commerce ou le DALF C1 pour les apprenants de français. Les contraintes sont très différentes, avec 17 pages de documents environ pour le concours ACCES et seulement 2 ou 3 documents pour le DALF C1. La durée de l'examen varie en fonction (4H et 400 mots pour le concours ACCES et 2h30 avec 220 mots pour le DALF, comprenant également une rédaction d'un sujet de réflexion sur le même thème).

 

Les contraintes changent donc selon le cadre où l’on vous demande d’en produire une. Néanmoins, subsistent des incontournables.

 

 Structure : Comme toute production écrite organisée il vous faudra une introduction, un développement et une conclusion.

 

L’introduction comprend une accroche (une phrase pas plus), la problématique générale qui est à l’origine du regroupement des documents que vous devez synthétiser (une phrase également) et l’annonce du plan. Notez que si vos documents comprennent une image, l’accroche est souvent un bon moyen de l’introduire.

 

Le développement devra se construire en paragraphe. Vous devrez clairement présenter l’idée de chaque paragraphe et le lier aux autres. L’ensemble doit constituer un ensemble cohérent et logique. N’insérez pas d’idée des différents textes qui ne conviendrait pas à l’évolution logique de votre développement. Chaque paragraphe doit autant que possible reprendre des idées de chaque texte. Il ne s’agit pas de produire une succession de commentaires des différents textes, mais un discours cohérent constitué des idées de chaque texte.

 

La conclusion devra reprendre rapidement les étapes de votre développement. Vous pourrez ensuite donner une ouverture. Celle-ci devra arriver logiquement et pas comme un cheveu sur la soupe. Cette ouverture devra donc découler de votre raisonnement et ouvrir sur une autre problématique, qui n’a pas été développée dans vos documents.

 

 

 Méthodologie

La production d’une synthèse comporte comme principale difficulté la gestion du temps. Il est absolument nécessaire d’avoir une montre pour gérer votre temps. En effet, l’épreuve de synthèse comporte généralement un grand nombre de textes et un temps limité pour travailler dessus. Il vous faudra garder du temps à la fin pour recopier et vous relire. Il vous faudra du temps construire votre plan et organiser vos idées. Au final, vous aurez un temps extrêmement réduit pour lire et recueillir les idées de chaque texte. Comptez généralement entre 5 et 10 minutes pour 1 texte. Rappelez-vous qu’il n’est pas nécessaire de tout dire.

 

Pour commencer, vous devrez donc avoir une idée précise de la problématique générale : pas de la problématique de chaque texte, mais celle qui est à l’origine du regroupement des textes. Vous devrez donc passer 5 à 10 minutes pour regarder l’ensemble de vos textes, le paratexte, et tous les éléments qui peuvent vous indiquer le thème et e problème auxquels les documents répondent.

A partir de là, vous pourrez commencer la lecture attentive et le repérage des idées. Pour cela, au brouillon, préparez un tableau synoptique : il vous permettra de réunir toutes les idées et de les comparer d’un coup d’œil, texte par texte. Pendant votre lecture, vous y rassemblerez les idées qui vous semblent pertinentes pour cette problématique générale.

 

Ce travail réalisé, vous devrez organiser ces idées. Si le travail de repérage a été bien fait (vous avez déjà pu noter de quel type d’idée il s’agissait) ce travail peut aller plus vite. S’offrent à vous différents types de plans possibles : - faits /causes / conséquences / solutions ou bien aspects pour/ aspects contre ou bien encore une organisation selon des thématiques différentes.

 

Il ne vous restera plus qu’à rédiger, en prenant bien soin de votre langue, et en respectant les consignes. Vous devrez compter les mots et en indiquer le nombre.







 Lire aussi :
les épreuves du bac de français
le concours ACCES
Organisation de la dissertation
exemple de plan de dissertation
Le commentaire de texte
commentaire de texte : plan sur les Lettres persanes
commentaire de texte : plan sur un texte d'Anna Gavalda
l'épreuve orale du baccalauréat de français
 


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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 14:13

Sujet : Pensez-vous qu'il est plus efficace de défendre une cause ou de dénoncer une injustice à travers un personnage inventé ?

 

Le sujet porte une ambigüité du fait qu’il n’y a pas d’alternative au "plus efficace". En effet, cela est plus efficace que quoi ? Le sujet le porte au niveau de l’implicite la comparaison avec une argumentation directe. Ainsi, il faut comprendre le sujet comme : pensez-vous qu’il soit plus efficace de défendre une cause ou de dénoncer une injustice à travers un personnage inventé qu’à travers une argumentation explicite ?

Il faut donc mettre en avant les forces et les faiblesses de l’argumentation indirecte, le récit des aventures d’un personnage inventé, qui par ses actes et ses expériences amène à réfléchir à un problème. Il faut en effet insister sur l’aspect "personnage inventé", imaginaire, puisqu’il n’est pas question d’argumentation directe dans le sujet. Il s’agit essentiellement d’une façon de présenter les choses puisque dans tous les cas, vous y ferez référence.



 N'hésitez pas à consulter nos conseils pour l'organisation de votre dissertation. La structure de la dissertation est sans doute l'aspect le plus important qu'il faut savoir maitriser en priorité. Réussir la structure, c'est réussir plus que la moitié de sa dissertation, ça implique en effet une bonne maitrise de l'argumentation, un développement organisé et maitrisé qui plaira à vos lecteurs (et donc à vos correcteurs) et des justifications exlpicites et coordonnées. Bref, l'essentiel de la dissertation repose dans sa structure! 

 

 Vous devez établir en premier lieu une problématique. Pour cela, vous devez partir des mots du sujet et les définir, individuellement, mais aussi et surtout en relation les uns avec les autres. C'est de leurs relations que naissent les problèmes, l'intérêt du sujet.
Défendre une cause, dénoncer une injustice. On peut le faire avec une argumentation explicite, qui touche la raison. On peut aussi le faire avec un récit de fiction : personnage inventé, argumentation implicite, qui touche les sentiments ou fait réfléchir par soi-même. Le tout vise à faire évoluer la société. Mais défendre une cause, dénoncer une injustice, c’est prendre un parti. Il s’agit donc d’amener le lecteur à prendre le même parti que soi. Est-ce mieux de lui exposer des arguments, ou de lui montrer une situation ? Amener un lecteur à partager son point de vue peut passer par la raison ou par le sentiment. Le personnage inventé contribue-t-il à cela ?

 

Efficacité : parce que cela touche le plus, fait le plus réagir, convainc le mieux.

 

 Voici un plan possible :

- Thèse 1 :   Le personnage inventé, un moyen le plus  efficace pour toucher un public afin de défendre une cause ou dénoncer une injustice.

a-     Un exemple pour monter : à travers un personnage inventé, on se rend mieux compte de la situation. On prend conscience de la réalité concrètement. L’exemple est le meilleur moyen pour expliquer et pour comprendre. C’est une façon plus agréable de présenter les choses qu’une explication fondée sur une argumentation abstraite. 

b-     Un exemple pour faire réfléchir : la réflexion n’est pas explicite, elle n’est pas produite, mais le personnage inventé, le récit de fiction amène le lecteur à s’interroger et à prendre position sur le sujet. Il l’amène à réfléchir par lui-même et à avoir son propre avis.

c-     Un exemple pour s’identifier : le personnage inventé permet au lecteur de s’identifier et de se sentir impliqué dans la situation. Cela est bien plus efficace pour que le lecteur s’insurge, se révolte contre une injustice ou défende une idée. Cela permet de prendre le lecteur par les sentiments. Le lecteur peut éprouver de la colère ou de l’enthousiasme selon la situation. Ce n’est donc pas simplement la raison qui est impliquée. Et cela permet une plus grande implication du lecteur.

Le récit de fiction, le personnage inventé semble bien plus efficace pour amener une réaction, pour faire comprendre l’étendue d’un problème. Cela permet de toucher plus de gens, de toucher les gens directement, de leur faire ressentir le problème et de les amener à s’interroger par eux-mêmes. Cela est bien plus efficace que la simple explication abstraite d’un argument produite par un auteur.

 

- Thèse 2 :  Le personnage inventé, le moyen le plus efficace pour défendre n’importe quelle cause ou pour dénoncer n’importe quoi.

a-     Une vision partielle et orientée d’un problème : le fait de choisir un personnage permet d’amener une situation voulue par l’auteur. Sans aucune justification rationnelle, l’auteur peut trouver la situation la plus appropriée à défendre son propre point de vue. Ainsi, sous l’apparence d’amener le lecteur à réfléchir par lui-même, l’auteur peut choisir ce système pour défendre son propre point de vue. Avec un certain manque de recul, le lecteur est guidé vers le point de vue de l’auteur et se trouve manipulé. A la différence de l’argumentation explicite, l’argumentation implicite est plus sournoise et peut défendre n’importe quelle cause et amener à penser des choses sans en avoir considéré tous les aspects. Elle propose donc une vision plus subjective des faits.

b-     Un moyen d’argumentation potentiellement irrationnel : le fait d’en appeler au sentiment en montre l’aspect irrationnel. La motivation suscitée chez le lecteur peut se trouver tout à fait irrationnelle, et la dénonciation d’une injustice ou la défense d’une cause ne seront pas nécessairement fondée par la raison. L’appel au sentiment est un moyen de cacher l’irrationalité d’une idée.

c-     Enfin, le personnage fictif n’est pas la réalité. L’auteur déforme la réalité, l’exagère, dans le sens qu’il souhaite. L’injustice dénoncée ne peut l’être qu’en fiction, et pas du tout en réalité. Si ce mode de défense touche plus de gens que l’argumentation directe, il touche aussi des personnes peut-être moins cultivées, avec moins d’esprit critique et plus influençables.

 

Le récit inventé, fondé sur un personnage fictif est donc ainsi infiniment plus efficace pour dénoncer une injustice ou défendre un cause qu’une argumentation directe. Même si l’argumentation peut défendre n’importe quelle cause aussi, avec des arguments, il est possible de comprendre pourquoi on adhère ou non, ce qui n’est pas le cas avec le sentiment. L’argumentation indirecte permet en effet de défendre n’importe quelle cause, fondée en raison ou non, contrairement à l’argumentation directe, destinée à des personnes plus cultivées. Elle permet ainsi de toucher plus de personnes, d’influencer plus de personnes, en tout cas, aussi longtemps où il y a plus de personnes non cultivées que de personnes cultivées dans une population (ouverture possible).





 Voici un autre plan possible :

- Thèse 1 : Il est plus efficace de défendre une cause ou de dénoncer une injustice à travers un personnage inventé pour toucher le grand public.
           - argument 1 : au travers d'un exemple, il est toujours plus facile et plus agréable de montrer les choses (pour l'auteur) ou de les comprendre (pour le lecteur)
           - argument 2 : utiliser un personnage inventé permet ainsi de toucher plus de gens. La dénonciation sera alors plus efficace, car plus de gens se sentiront concernés.


- Thèse 2 : L'utilisation d'un personnage inventé est en revanche moins efficace pour s'adresser aux dirigeants d'un pays, d'une organisation ou d'une société, aux responsables qui ont le pouvoir de rétablir la justice ou de faire évoluer la société.
             - argument 1 : l'argumentation explicite permet d'exposer clairement ses idées, ses revendications. Cela est donc plus clair pour s'adresser aux classes dirigeantes et leur exposer clairement un point de vue, une idée. 
             - argument 2 : l'argumentation explicite fait appel à la réalité, contrairement au personnage inventé, l'on sait donc explicitement à quoi l'on fait référence. Cela permet d'aboutir à des propositions concrètes (et non pas relatives à une situation imaginaire).


- Thèse 3 : Mais finalement c'est l'argumentation implicite qui permet le mieux d'aboutir à des résultats si l'argumentation explicite n'a pas abouti ou ne peut aboutir. C'est donc bien l'utilisation d'un personnage inventé qui sera le plus efficace pour dénoncer une injustice ou défendre une cause.
              - argument 1 : le lecteur est plus impliqué car le personnage inventé fait appel au sentiment et à un raisonnement personnel. S'identifiant au personnage le lecteur vit l'injustice et la ressent (plus que par un raisonnement abstrait). Et parce qu'il fait son propre raisonnement sur la situation, il se l'approprie et la révolte n'est pas celle d'un auteur, mais la sienne.
               - argument 2 : Un homme seul ne peut pas changer grand chose si les dirigeants ne le veulent pas. Le peuple le peut. Si le peuple s'implique alors que les dirigeants refusent, le peuple peut triompher.
               - argument 3 : Le personnage inventé peut finalement être tellement efficace qu'il pourrait tout défendre, même le non défendable. Le sentiment est irrationnel, et donc faire appel au sentiment pourrait permettre de défendre une cause indéfendable rationnellement, avec des arguments. Le personnage inventé en deviendrait trop efficace.

Mais bon, tout cela dépend du degré d'éducation d'une population, et si l'appel au sentiment peut faire oublier la raison, un raisonnement habile faux peut également tromper...







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Rédiger une problématique de dissertation

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