26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 15:59

Comme vous le comprendrez aisément, il n’est pas possible de faire un cours magistralà un enfant en bas âge. De toute façon, vous n’en êtes plus là non plus dans vos cours de FLE en général.

 

Si dans l’idéal tout enseignement devrait se faire en s’amusant, naturellement, cela est d’autant plus nécessaire pour de jeunes enfants. Il n’y a en effet pas d’alternative possible. Aussi, l’enseignement de toute notion à un enfant de moins de 6 ans doit se faire naturellement, ou de façon ludique.

 

Les notions de politesse sont des éléments utiles dans la vie quotidienne, et faciles à utiliser. Par ailleurs, vous comblerez les parents lorsqu’ils entendront leurs adorables bambins leur crier ces mots magiques et si mélodieux (tel qu’est perçu le français) dans les oreilles.

 

La politesse va donc rapidement devenir une de vos priorités. Notez que ce sera également pour vous un moyen de lui apprendre les bonnes manières et de lui donner des limites et de la discipline durant votre heure de cours. Car à cet âge là, les limites sont des choses qui s’apprennent, même dans leur langue d’origine.

 

L’enseignement de la politesse aura ainsi un double intérêt : donner des limites à votre apprenant et lui apprendre des notions utiles en français.

 

 Comment s’y prendre alors ?

Et bien la chose est simple, comme il se doit pour un petit enfant. A chaque fois qu’une situation impose un acte de politesse, apprenez-le lui en français, et cela, dès le début !

 

Lorsque vous arrivez, dites lui « bonjour » et faites le lui dire.

Lorsque vous partez, faites-lui dire « au revoir » !

A chaque fois qu’il veut quelque chose, exigez un « s’il te plait », ou un « s’il vous plait » selon le degré de familiarité que vous voulez instaurer avec lui.

Lorsqu’il obtient ce qu’il veut, un objet par exemple, ne lâchez l’objet que s’il vous a répondu « merci ».

Lorsqu’il vous rend un service, n’oubliez pas non plus un « merci », ce qui s’applique à lui, s’applique à vous. En réponse au « merci », vous pouvez également imposer un « il n’y a pas de quoi », ou plus simplement un « de rien ».

Il ne manquera pas de faire des bêtises, exigez un « je suis désolé », ou un « pardon ». Vous pourrez alors lui répondre «  ce n’est pas grave », ou un « il n’y a pas de mal ».

 

 Notez que dans un premier temps, vous devrez être cohérent et conserver la même expression dans des contextes similaires. Il s’agira de la phase de compréhension de l’utilisation. Il verra et comprendra par lui-même comment l’utiliser. Ils sont très forts à cet âge pour comprendre cela. Ce n’est que plus tard, quand il aura bien maîtrisé que vous introduirez des variantes.

 

Ainsi, vous ne lui apprenez pas un français théorique, mais vous lui apprenez le français dans l’action, en l’utilisant. Cela peut paraître simple, mais il est important d’y penser. Cela peut paraître autoritaire, n’oubliez pas qu’il s’agit d’un enfant et que dans sa langue aussi, il a besoin d’apprendre ces notions. Pour lui, cela a une dimension ludique. Et c’est, semble-t-il, la meilleure façon de lui donner des situations d’utilisation pour qu’il apprenne à les utiliser. Vous êtes peut-être son unique référent du français. Agissez comme tel.

 

 

Il ne s’agit bien entendu là que des formules de politesse les plus élémentaires, et qui constituent des phrases par elles-mêmes. C’est leur intérêt. Les formules plus compliquées qui exigent des constructions grammaticales plus subtiles attendront que votre ou vos apprenant(s) maitrise(nt) plus de vocabulaire.

 



 Lire aussi :
Rédiger une lettre
Cours de FLE pour enfants en bas âge
Le jeu de mémo
Evolutions du jeu de mémo
Jeu de cartons: réalisation de tâches
Utilisation de logiciels
Utilisation du dessin
Les formules de politesse



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